Le temps des villages

Erwartungshorizont:

1) 1er chap.:
    La ville illuminée et la sérenité des gens dans les rues
    2e chap.:
    La misère et le christianisme
    3e chap.:
    Le monde intact d'autrefois et la vie absurde dans le monde moderne
    4e chap.:
    Le facteur français critique l'anonymat dans les immeubles
    5e chap.:
    L'hospitalité arabe

2) Dans ce texte la perspective d'en haut du balcon, comparable à celle d'un oiseau,
    souligne la distance de l'observateur. Grâce à cette distance dans l'espace et dans
    la culture le narrateur prend l'attitude d'un observateur critique.

3) La vie dans la rue: la consommation: les beaux cadeaux, la richesse, l'illumination,
    le beau décor. Apparemment les gens dans la rue sont pleins d'égards les uns pour
    les autres et aussi pleins de tendresse pour les enfants gâtés.
    Le monde à l'intérieur: A la télé il y a des informations sur la guerre et la famine.

4) L'église: la chaleur, la lumière qui éclaire (double sens),
                    le caractère accueillant, avoir bon coeur, l'entraide, la clémence,
                   offrir un abri devant l'église: Comme exclu de ces valeurs il y a le clochard
                   qui est en train de mendier quelques aumônes auprès des passants.
   Les passants: sans chaleur, froids, renfermés, égoïstes.

6) Le facteur: aimerait changer le monde,
                       pour qu'on puisse vivre sans anonymat dans les grands immeubles,
                       ne croit plus en Dieu car il y a trop de misère.
    Le père:     hospitalier, généreux, a peur des cambrioleurs et du mal,
                       évite les autres pour éviter les conflits,
                       essaie de conserver dans ses quatre murs le monde intact du temps des villages.
   Les deux hommes ont en commun qu'ils sont restés assez humains et sensibles à la misère
   des autres, malgré la différence de culture qu'il y a entre eux.

7) Ce qui caractérise le monde moderne c'est le manque de temps:
    Le temps qu'on a à sa disposition et qu'on peut consacrer aux autres est devenu rare.
    L'aliénation est typique pour les rapports dans notre société.
    L'homme moderne vit une vie de plus en plus anonyme et isolée.
    Ce sont les institutions qui remplacent la responsabilité de l'homme pour l'autrui
   (les résidences du troisième âge, les hôpitaux, les hospices, les écoles maternelles et
   les crèches, les asiles pour les handicapés etc).
   L'absurdité de ce monde, le fait que nous n'arrivons pas à réduire le clivage entre
   les pauvres et les riches, entre les différentes cultures et les différents modes de vie
   amène beaucoup de gens à regretter la vie d'autrefois, la vie dans un village intact.

8) Comparaison des deux extraits:
    ce qu'ils ont en commun: le sujet: Noël en France
                                              la séduction de cette fête
                                              la structure dichotome
                                              le point de vue du jeune narrateur.
    ce qui est différent dans "Le temps des villages":
    l'observateur enfantin, contemplatif, distancé, critique
    (Il met en question le paraître et l'être du christianisme.)
    pas de langue enfantine, une langue plutôt réfléchissante,
    pas de révolte dans la famille: intimité tendre entre père et fils.


Copyright 1997, Werner Kraft/Brigitte Miklitz Kraft>

Created: 2/13/97

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