Schülerarbeit:
Les uns meurent, les autres survivent dans
le roman
La peste. Pourquoi?
Jan-Christoph
Anders
14.01.99
Les uns meurent,
les autres survivent. Pourquoi? Est-ce dû au caractère, à
la conception de la vie de ces personnages, est-ce dû à l'absurdité
de l'existence humaine?
La peste à
Oran est une grande épidémie. Au cours des mois beaucoup
de gens meurent. Mais il y a aussi un grand nombre d' habitants qui survivent
au fléau. La plupart d'eux n'est jamais atteinte par la peste, pourtant
quelques pestiférés sont guéris par miracle, par exemple
Grand, l'auteur sans succès. Dès que cela arrive, la peste
bat en retraite.Selon
les informations
données dans le livre on ne peut pas dire que c'est dû au
caractère des habitants d'Oran, s'ils meurent ou survivent, car
Camus ne décrit qu'un petit nombre des victimes. De plus ils avaient
des très différents caractères.
Ce sont M. Michel,
le concierge de Dr. Rieux, qui considère les rats comme une
mauvaise plaisanterie,
jusqu'au moment où il est infecté par la peste. Il est la
première victime de la maladie. Le père Paneloux meurt aussi,
de ses doutes religieuses plutôt que de la peste. Au début
il pense que le fléau est un châtiment de Dieu pour les péchés
des Oranais, en voyant souffrir l'enfant qui meurt - d'ailleurs on ne sait
rien du caractère de l'enfant- le prêtre a perdu tout à
ce qu'il avait cru. Tarrou veut lutter contre la peste (ce qu'il comprend
sous le mot peste: la condamnation à mort), mais sans violence.
Enfin, la vraie peste le tue.Ce sont les victimes les plus importantes.
Mais le lecteur ne sait rien des milliers de morts anonymes de la population
de la ville. Donc, c'est bien possible que la peste dans le livre de Camus
ne choisit pas ses victimes, mais au contraire prend les
gens au hasard.
On peut dire
que cela symbolise l'absurdité dans l'existence humaine. L'absurdité
signifie que toute existence est absurde, parce que tous ceux qui vivent
sont voués à la mort un
jour. Il faut
donc se demander pourquoi on vit. On est né, on grandit, on visite
l'école, on travaille, on vieillit, on va à la retraite.
N'importe quand on meurt pendant cette existence bien déterminée.
La solution finale en serait le suicide, parce que la vie n'a aucune valeur.
Mais ce n'est pas ainsi.
Albert Camus
a aussi réfléchi sur l'absurdité dans l'existence
sans Dieu. Pour lui,
l'absurde se
montre dans la lutte entre l'esprit de l'homme et le monde qui se compose
des choses et
des faits. Dans cette lutte on peut se poser la même question: est-ce
que
la vie a une
valeur d'être vécue? Camus refuse l'idée de suicide
comme l'unique solution
au problème.
L'absurdité serait éliminée, mais ne serait pas surmontée.
Alors, le suicide n'est pas une solution du tout.
Mais ni l'idéalisme
ni la religion offre la possibilité de surmonter l'absurdité
selon Camus. Vivre avec l'absurdité n'est pas possible non plus.Quoi
faire? Camus a écrit un essai sur le mythe de Sisyphe, un homme
de la mythologie grecque.
Les Dieux ont
puni Sisyphe à cause de différents délits. Sisyphe
doit pour l'éternité rouler une grosse pierre en haut d'une
montagne, mais toujours quand il a atteint le sommet, la pierre retombe.
Les Dieux pensent que ce travail éternel et inutile est le plus
grand châtiment pour Sisyphe. Camus par contre pense que Sisyphe
serait heureux, parce qu'il aurait accepté son destin et, avec cela,il
aurait accepté le monde comme il est. Il a un travail qu'il fait
sans se plaindre.
Avec cet exemple,
Camus exprime son point de vue face à l'absurdité. Pour lui,
l'unique possibilité de surmonter l'absurdité dans l'existence
humaine, c'est la révolte. On se
révolte
en acceptant lem onde et la vie, parce qu'on n'a pas de chance de changer
quelque chose dans le monde fait des choses et des faits. On doit trouver
un devoir, une chose à faire, n'importe quoi, l'important c'est
qu'on fait cela avec passion et consciemment. Ce devoir est en tout cas
inutile, parce que le monde est invariable. Mais avec l'intensité
de la vie, l'homme réalise soi-même. Donc, pour Camus la quantité
et l'intensité des actions
sont plus importantes
que la qualité.
Dans les livres
de Camus on peut lire ces idées. Dans ses romans, Camus veut montrer
l'homme en action. Le lecteur doit enfin tirer ses propres conclusions
selon lesquelles il
doit vivre sa
vie. S'il est question d'un personnage modèle on pourrait peut-être
penser à Grand puisque le narrateur le présente ainsi. Il
a un métier, il travaille dans l'administration, il aide volontairement
dans les formations sanitaires et il a un loisir. Il voudrait rédiger
un livre, mais il ne trouve jamais les mots qui lui plaisent. Alors, tout
ce qu'il a produit jusqu'à présent, c'est la première
phrase de son livre, qu'il modifie sans arrêt. Pourtant il ne
parvient jamais
à trouver l'expression parfaite qu'il cherche. Ce travail ressemble
fortement à celui de Sisyphe. Grand l'exerce avec passion,
donc c'est bien.
Les autres personnage
sont eux aussi des devoirs à remplir. Pour Rieux, c'est bien faire
son métier
et guérir ses patients. Rambert aimerait tant voir son amie, ce
que la situation
à Oran
rend impossible. Il y est prisonnier à cause de la quarantaine.
Tarrou lutte contre la peste (la condamnation à mort, selon son
interpréation) et contre les pestiférés (ceux qui
soutiennent lacondamnation à mort). Paneloux croit en Dieu et veut
propager la foi. Tarrou est devenu un pestiféré (d'après
sa définition de „pestiféré") sans s'en apercevoir
pendant qu'il luttait pour une meilleure société. Durant
ces luttes il avait assisté aux exécutions
des ennemis
de son groupe politique. Lorsqu'il a compris la portée de ses propres
actes
il y a renoncé
tout de suite. Ainsi il est resté sans devoir pour surmonter l'absurdité.
Paneloux a presque
perdu sa croyance en Dieu, quand il a vu la mort de l'enfant innocent,
ce qui a contesté son explication pour la peste: le fléau
est une punition de Dieu pour les péchés de l'homme. Puisque
l'enfant est innocent et meurt quand même Paneloux est bouleversé.
Il ne peut ni nier ni accepter Dieu et perd son devoir pour surmonter l'absurde
dans sa vie.
Rieux, Grand
et Rambert survivent à la peste, Paneloux et Tarrou meurent. Dans
ces cas, on peut dire que leurs caractères face à l'absurdité
de la vie, comme Camus l'explique, a décidé qui parmi les
personnages principaux meurt et qui survit.
Mais cette interprétation
ne peut jamais expliquer les autres victimes respectivement les survivants
de la maladie. On a même des problèmes à transférer
cette explication à Cottard, le vieil asthmatique, la mère
de Rieux (survit) et au concierge Michel (meurt).
Donc ce texte
se réfère seulement à l'absurdité que Camus
voit dans l'existence humaine.
Il y a plusieurs
points de vue face à l'absurdité, par exemple l'absurdité
de l'absurde (pourquoi il ne peut pas exister quelque chose d'absurde,
quoique cela paraisse être absurde [tout est d'une manière
normale]). Pour l'analyse d'un des livres camusiens ses idées sont
les plus pratiques.
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