La Peste d'Albert Camus
 
Einleitung
 
Inhalt
 
Schülerarbeiten
 
Des personnages modèles?
 
Le Docteur Rieux
 
Rieux et Rambert sur le Bonheur
 
Paneloux et Rieux après le second prêche
 
La Peste, un poème de 
R.Desnos (1944)
 
Aufgabenvorschläge und Antwortmöglichkeiten
 
La peste dans le roman
 
La  peste, la lutte, la révolte contre le fléau
 
La peste, ce qu' elle apporte aux differents personnages du roman
 
Schülerarbeit: Les uns meurent, les autres survivent dans 
le roman La peste. Pourquoi? 
Jan-Christoph Anders
14.01.99 

Les uns meurent, les autres survivent. Pourquoi? Est-ce dû au caractère, à la conception de la vie de ces personnages, est-ce dû à l'absurdité de l'existence humaine? 

La peste à Oran est une grande épidémie. Au cours des mois beaucoup de gens meurent. Mais il y a aussi un grand nombre d' habitants qui survivent au fléau. La plupart d'eux n'est jamais atteinte par la peste, pourtant quelques pestiférés sont guéris par miracle, par exemple Grand, l'auteur sans succès. Dès que cela arrive, la peste bat en retraite.Selon 
les informations données dans le livre on ne peut pas dire que c'est dû au caractère des habitants d'Oran, s'ils meurent ou survivent, car Camus ne décrit qu'un petit nombre des victimes. De plus ils avaient des très différents caractères. 

Ce sont M. Michel, le concierge de Dr. Rieux, qui considère les rats comme une 
mauvaise plaisanterie, jusqu'au moment où il est infecté par la peste. Il est la première victime de la maladie. Le père Paneloux meurt aussi, de ses doutes religieuses plutôt que de la peste. Au début il pense que le fléau est un châtiment de Dieu pour les péchés des Oranais, en voyant souffrir l'enfant qui meurt - d'ailleurs on ne sait rien du caractère de l'enfant- le prêtre a perdu tout à ce qu'il avait cru. Tarrou veut lutter contre la peste (ce qu'il comprend sous le mot peste: la condamnation à mort), mais sans violence. Enfin, la vraie peste le tue.Ce sont les victimes les plus importantes. Mais le lecteur ne sait rien des milliers de morts anonymes de la population de la ville. Donc, c'est bien possible que la peste dans le livre de Camus ne choisit pas ses victimes, mais au contraire prend les 
gens au hasard. 

On peut dire que cela symbolise l'absurdité dans l'existence humaine. L'absurdité signifie que toute existence est absurde, parce que tous ceux qui vivent sont voués à la mort un 
jour. Il faut donc se demander pourquoi on vit. On est né, on grandit, on visite l'école, on travaille, on vieillit, on va à la retraite. N'importe quand on meurt pendant cette existence bien déterminée. La solution finale en serait le suicide, parce que la vie n'a aucune valeur. Mais ce n'est pas ainsi. 

Albert Camus a aussi réfléchi sur l'absurdité dans l'existence sans Dieu. Pour lui, 
l'absurde se montre dans la lutte entre l'esprit de l'homme et le monde qui se compose 
des choses et des faits. Dans cette lutte on peut se poser la même question: est-ce que 
la vie a une valeur d'être vécue? Camus refuse l'idée de suicide comme l'unique solution 
au problème. L'absurdité serait éliminée, mais ne serait pas surmontée. Alors, le suicide n'est pas une solution du tout. 

Mais ni l'idéalisme ni la religion offre la possibilité de surmonter l'absurdité selon Camus. Vivre avec l'absurdité n'est pas possible non plus.Quoi faire? Camus a écrit un essai sur le mythe de Sisyphe, un homme de la mythologie grecque. 

Les Dieux ont puni Sisyphe à cause de différents délits. Sisyphe doit pour l'éternité rouler une grosse pierre en haut d'une montagne, mais toujours quand il a atteint le sommet, la pierre retombe. Les Dieux pensent que ce travail éternel et inutile est le plus grand châtiment pour Sisyphe. Camus par contre pense que Sisyphe serait heureux, parce qu'il aurait accepté son destin et, avec cela,il aurait accepté le monde comme il est. Il a un travail qu'il fait sans se plaindre. 

Avec cet exemple, Camus exprime son point de vue face à l'absurdité. Pour lui, l'unique possibilité de surmonter l'absurdité dans l'existence humaine, c'est la révolte. On se 
révolte en acceptant lem onde et la vie, parce qu'on n'a pas de chance de changer quelque chose dans le monde fait des choses et des faits. On doit trouver un devoir, une chose à faire, n'importe quoi, l'important c'est qu'on fait cela avec passion et consciemment. Ce devoir est en tout cas inutile, parce que le monde est invariable. Mais avec l'intensité de la vie, l'homme réalise soi-même. Donc, pour Camus la quantité et l'intensité des actions 
sont plus importantes que la qualité. 

Dans les livres de Camus on peut lire ces idées. Dans ses romans, Camus veut montrer l'homme en action. Le lecteur doit enfin tirer ses propres conclusions selon lesquelles il 
doit vivre sa vie. S'il est question d'un personnage modèle on pourrait peut-être penser à Grand puisque le narrateur le présente ainsi. Il a un métier, il travaille dans l'administration, il aide volontairement dans les formations sanitaires et il a un loisir. Il voudrait rédiger un livre, mais il ne trouve jamais les mots qui lui plaisent. Alors, tout ce qu'il a produit jusqu'à présent, c'est la première phrase de son livre, qu'il modifie sans arrêt. Pourtant il ne 
parvient jamais à trouver l'expression parfaite qu'il cherche. Ce travail ressemble fortement  à celui de Sisyphe. Grand l'exerce avec passion, donc c'est bien. 

Les autres personnage sont eux aussi des devoirs à remplir. Pour Rieux, c'est bien faire
son métier et guérir ses patients. Rambert aimerait tant voir son amie, ce que la situation 
à Oran rend impossible. Il y est prisonnier à cause de la quarantaine. Tarrou lutte contre la peste (la condamnation à mort, selon son interpréation) et contre les pestiférés (ceux qui soutiennent lacondamnation à mort). Paneloux croit en Dieu et veut propager la foi. Tarrou est devenu un pestiféré (d'après sa définition de „pestiféré") sans s'en apercevoir pendant qu'il luttait pour une meilleure société. Durant ces luttes il avait assisté aux exécutions 
des ennemis de son groupe politique. Lorsqu'il a compris la portée de ses propres actes 
il y a renoncé tout de suite. Ainsi il est resté sans devoir pour surmonter l'absurdité. 

Paneloux a presque perdu sa croyance en Dieu, quand il a vu la mort de l'enfant innocent, ce qui a contesté son explication pour la peste: le fléau est une punition de Dieu pour les péchés de l'homme. Puisque l'enfant est innocent et meurt quand même Paneloux est bouleversé. Il ne peut ni nier ni accepter Dieu et perd son devoir pour surmonter l'absurde dans sa vie. 

Rieux, Grand et Rambert survivent à la peste, Paneloux et Tarrou meurent. Dans ces cas, on peut dire que leurs caractères face à l'absurdité de la vie, comme Camus l'explique, a décidé qui parmi les personnages principaux meurt et qui survit. 

Mais cette interprétation ne peut jamais expliquer les autres victimes respectivement les survivants de la maladie. On a même des problèmes à transférer cette explication à Cottard, le vieil asthmatique, la mère de Rieux (survit) et au concierge Michel (meurt). 

Donc ce texte se réfère seulement à l'absurdité que Camus voit dans l'existence humaine.
Il y a plusieurs points de vue face à l'absurdité, par exemple l'absurdité de l'absurde (pourquoi il ne peut pas exister quelque chose d'absurde, quoique cela paraisse être absurde [tout est d'une manière normale]). Pour l'analyse d'un des livres camusiens ses idées sont les plus pratiques. 

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