La Peste d'Albert Camus
 
Einleitung
 
Inhalt
 
Schülerarbeiten
 
Des personnages modèles?
 
Le Docteur Rieux
 
Rieux et Rambert sur le Bonheur
 
Paneloux et Rieux après le second prêche
 
La Peste, un poème de 
R.Desnos (1944)
 
Aufgabenvorschläge und Antwortmöglichkeiten
 
La peste dans le roman
 
La peste, la lutte, la révolte contre le fléau
 
La peste, ce qu' elle apporte aux differents personnages du roman
 
Schülerarbeit: Sur la peste, sa représentation dans les tableaux et la signification allégorique de la peste et des tableaux
JANA ASTOR 

Références: Les images dans Découvrir la littérature, Text 1, A. Camus La Peste, Langenscheidt, München 1996, S. 42, 52; Klett Lektürehilfen, A. Camus La Peste, 
Stuttgart 1995, S. 32, 88 
 

Comment est-cequ'on a présenté la peste au passé où cette maladie avait encore plus d'actualité qu'aujourd'hui? 

Dans notre époque les sciences sont tellement développées que tout le monde a connaissance de l'origine des maladies et les médecins sont capables d'attaquer la peste
à la racine – si elle apparaît encore une fois après tout. Mais au Moyen Age les 
recherches scientifiquesé taient encore empêchées par une église fanatique interdisant 
tout ce qui pouvait mettre en question la doctrine chrétienne. La religion était la force qui légitimait l'exploitation du peuple en faveur de l'aristocratie et de l'église, les gens devaient penser que tout dans leur vie, le bonheur et le malheur, l'aisance et la misère, était la manifestation de la volonté divine. 

Pour cela la peste elle aussi était considérée comme un signe de Dieu. Dans le tableau présent, une miniature tirée des "Heures de Limbourg", on voit une procession pour la cessation de la peste. En tête de la marche il y a deux moines portant sur leurs épaules deux sommiers avec une relique, une icône ou un autre objet saint.Tous les deux ont la tonsure typique. Pendant que le moine passant en avant est habillé en blanc, l'homme de derrière porte la robe noire. L'homme qui suit les deux moines pourrait être un prêtre ou un évêque, ça se voit à la coiffure impliquant un rang ecclésiastique plus élévé. Il est aussi habillé en noir, mais il a l'allure dramatique: la tête rejetée, les yeux fermés et les bras et les mains tendus vers le ciel, le siège du juge supérieur. 

Le troisième groupe de la procession se compose de quatre nonnes aux mains jointes 
pour la prière.Leurs regards sont baissés par terre, sur l'évêque et sur la relique. 
Seulement la quatrième d'elles regarde les pestiférés se trouvant par terre: ce sont un moine et un petit enfant. Un autre moine se penche sur son confrère et appuye sa tête de sa main droite. 

Derrière les membres de l'église une masse de concitoyens dont la plupart sont des femmes, suit la procession par une porte. A l'arrière-planil y a des bâtiments 
gigantesques, probablement les tours, le dôme et une partie de la nef d'une grande cathédrale. 

Toute la scène décrite exprime que les gens de cette époque-là considéraient la peste comme une punition divine, une épreuve pour les gens qui doivent montrer leur confiance 
en Dieu et leur disposition de se soumettre complètement à sa volonté. Les personnes illustrées supplient la grâce divine, puisque le fléau de la peste les a rendus désepérées et désarmées.Faute de connaissance scientifique, ils ne trouvent qu'une explication à leur malheur: c'est la colère de Dieu qui punit leur comportement pécheur. La seule possibilité de se libérer de la maladie était la soumission totale. Risquer un traitement médical paraît interdit, de même la lutte collective. Cela aurait signifiéla révolte contre la volonté divine. 

Mais il y avait des médecins qui vidaient tout leur savoir pour aider les pauvres pestiférés. De peur de s´infecter eux-mêmes, ils revêtaient un vrai déguisement couchant tout leur corps. Ce vêtement consistait dans un long habit, une paire de gants, un chapeau avec le bord visé et une capeline qui avait l´air d´une tête d'oiseau. Pour atteindre cet effet, la capeline était pourvue d'un bec et d´un oeil ayant le regard fixe etinerte. Cette mascarade montre l'attitude contradictoire des gens du Moyen Age face au fléau de la peste: d´un 
côté ilss´adressaient à Dieu pris pour l´origine de la maladie, de l'autre côté ils soignaient leur ancienne superstition et croyaient que les pestiférés étaient chargés de malédiction. On essayeait de se protéger avec des symboles mythologiques ayant une tradition plus enracinée dans la mentalité du peuple que la religion chrétienne. Les esprits et les 
animaux fabuleux des vieux mythes étaient plus proches à la vie terrestre que Dieu et les promesses d'une vie plus aisée dans l´au-delà. 

Pour cela la peste était aussi considérée comme une sorte de mauvaise magie. Si on suivait la conviction que ce fléau, la peste, était une punition divine ou si on poursuivait les explications superstitieuses – il manquait toujours de la vraie solidarité avec les infectés. L'église faisait de la propagande pour la soumission à Dieu et avec cela contre la lutte , et la superstition écartait les malades dans le coin des maudits. Il faut néanmoins tenir compte que personne ne voulait courir le risque de contagion. C'est la raison pour laquelle on avait banni les pestiférés de la vie quotidienne et en dehors de la ville. 

Mais la peste est seulement un des fléaux flagellant l'humanité. Il y avait et il y a de nombreuses "pestes" qui réclament les vies de mille ou millions d'hommes et qui demandent la solidarité et la lutte collective. Dans les années trente et quarante le plus grand fléau était le national-socialisme et avec lui l'holocauste. L'Occupation allemande introduisait l'élimination organisée des juifs en France. 

Le régime nazi ordonnait des recensements de la population pour vérifier le nombre exact des juifs. On avait besoin de ces dates pour parvenir mieux à préparer l'anéantissement 
des juifs et la capacité de travail dans les camps. Les recensements avaient lieu par exemple dans des stades. Les gens concernés devaient faire la queue et les personnes responsables décidaient sur la vie ou la mort des "inspectés".On retenait les dates personnelles, on examinait l'état physique des gens. Ceux qui avaient une bonne santé et un corps vigoureux étaient envoyés aux camps de travail pendant que les malades, les vieux et les tout petits enfants étaient déportés directement aux camps d'extermination. 

Les gens se retrouvaient comme hommes de deuxième classe, traités comme du bétail 
de boucherie ou des bourreaux de travail. Les Nazis leur prenaient la dignité d´hommes et commettaient le plus grand crime du monde: le génocide. Bien qu'elle ne suffise pas il y avait de la résistance, particulièrement en France. Sous le risque de leur vie, les 
résistants se sont organisés dans la clandestinité pour combattre le nazisme. Le fléau du national-socialisme avait pris la plupart de la population, on collaborait pour ne pas devenir la prochaine victime de la terreur. Des millions de gens soutenaient avec leur 
comportement conformiste l´assassinat de six millions de juifs. En comparaison avec la masse des opportunistes, le nombre des gens se revoltant contre le fléau était très petit.
Le régime d'Hitler n'a pas seulement causé la mort de la majorité des juifs européens, 
mais il y mouraient aussi des milliers d'hommes dans la Deuxième Guerre Mondiale. La guerre en générale est un fléau. Beaucoup de jeunes hommes y recherchent la grande aventure et plein de patriotisme sacrifient leurs vies au nom de leur pays.Toutes des 
légions suivent les ordres de quelques politiciens et intériorisent les paroles de propagande. 

Mais comme on peut voir dans la photo les hôpitaux font preuve de la vérité de la guerre: centaines de blessés, des soldats et des civiles, des adultes et des enfants. 

Les médecins et les infirmières sont ceux qui se révoltent. Ils luttent pour la vie des hommes, pour leur santé. Ils ne participent pas aux batailles avec les armes. N'importe de quel côté, les employés des hôpitaux ont tous le même but: sauver la vie humaine. Pour eux la guerre perd très vite tout sens face à la misère des victimes. Mais leur lutte ressemble à celle du docteur Rieux dans le roman d'Albert Camus: eux aussi ils savent qu'avec leur travail ils ne peuvent pas arrêter le fléau, ils sont comme Sisyphe. Malgré cela ils ne cessent pas de soigner les malades et les blessés. Pour eux c'est le plus important de continuer, la vie de chaque homme singulier vaut d'être sauvée. 

Malheureusement il y avait toujours des guerres dans le monde et probablement il y en 
aura toujours. Mais les fléaux peuvent toujours advenir. Par exemple la maladie SIDA qui pourrait être considérée comme uned es pestes de nos jours. En dépit des 
connaissances de la médecine déjà très développées et détaillées, on n'est pas encore capable de guérir vraiment cette maladie. Les moyens trouvés servent seulement à prolonger la vie d'un malade en soutenant son système immunitaire. Comme le virus de SIDA développe de plus en plus de nouvelles formes, il est bien difficile de trouver des médicaments efficaces. Le nombre des victimes augmente sans cesse et la plupart d'elles sont dans les pays du Tiers Monde où les gens ne sont pas assez informés sur les possibilités d´infection et de protection. Dans nos jours il semble que tous les différents fléaux dans le monde sont en relation l'un avec l'autre, et les plus grands problèmes se trouvent dans les pays en voie de développement. Il y a les nations industrielles qui maintiennent leur standard de vie aux dépens des pays pauvres. Il y a les habitants des pays du Tiers Monde vivant la misère, la famine et sans formation nécessaire pour fuir leur situation nécessiteuse en faveur d´une vie moderne. Il y a des traditions qui favorisent l'accroisement démesuré de la population et la propagation du SIDA, p.ex. les familles nombreuses comme symbole d´aisance. Il y a la contamination et la destruction de l'environnement qui nous concernent tous au monde entier, qui restent pourtant un 
problème presque irrésolu vu que les économies sont encore trop dépendantes de l´exploitation des ressources naturelles et des méthodes de production nocives à l´environnement. 

La liste des fléaux actuels est interminable. Comme à l'occasion de tous les fléaux du passé la lutte collective est obligatoire pour parvenir à nous en débarrasser. 

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