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Schülerarbeit:
Sur la peste, sa représentation dans les tableaux et la signification
allégorique de la peste et des tableaux
JANA ASTOR
Références:
Les images dans Découvrir la littérature, Text 1, A.
Camus La Peste, Langenscheidt, München 1996, S. 42, 52; Klett Lektürehilfen,
A. Camus La Peste,
Stuttgart 1995,
S. 32, 88
Comment est-cequ'on
a présenté la peste au passé où cette maladie
avait encore plus d'actualité qu'aujourd'hui?
Dans notre époque
les sciences sont tellement développées que tout le monde
a connaissance de l'origine des maladies et les médecins sont capables
d'attaquer la peste
à la
racine – si elle apparaît encore une fois après tout. Mais
au Moyen Age les
recherches scientifiquesé
taient encore empêchées par une église fanatique interdisant
tout ce qui
pouvait mettre en question la doctrine chrétienne. La religion était
la force qui légitimait l'exploitation du peuple en faveur de l'aristocratie
et de l'église, les gens devaient penser que tout dans leur vie,
le bonheur et le malheur, l'aisance et la misère, était la
manifestation de la volonté divine.
Pour cela la
peste elle aussi était considérée comme un signe de
Dieu. Dans le tableau présent, une miniature tirée des "Heures
de Limbourg", on voit une procession pour la cessation de la peste. En
tête de la marche il y a deux moines portant sur leurs épaules
deux sommiers avec une relique, une icône ou un autre objet saint.Tous
les deux ont la tonsure typique. Pendant que le moine passant en avant
est habillé en blanc, l'homme de derrière porte la robe noire.
L'homme qui suit les deux moines pourrait être un prêtre ou
un évêque, ça se voit à la coiffure impliquant
un rang ecclésiastique plus élévé. Il est aussi
habillé en noir, mais il a l'allure dramatique: la tête rejetée,
les yeux fermés et les bras et les mains tendus vers le ciel, le
siège du juge supérieur.
Le troisième
groupe de la procession se compose de quatre nonnes aux mains jointes
pour la prière.Leurs
regards sont baissés par terre, sur l'évêque et sur
la relique.
Seulement la
quatrième d'elles regarde les pestiférés se trouvant
par terre: ce sont un moine et un petit enfant. Un autre moine se penche
sur son confrère et appuye sa tête de sa main droite.
Derrière
les membres de l'église une masse de concitoyens dont la plupart
sont des femmes, suit la procession par une porte. A l'arrière-planil
y a des bâtiments
gigantesques,
probablement les tours, le dôme et une partie de la nef d'une grande
cathédrale.
Toute la scène
décrite exprime que les gens de cette époque-là considéraient
la peste comme une punition divine, une épreuve pour les gens qui
doivent montrer leur confiance
en Dieu et leur
disposition de se soumettre complètement à sa volonté.
Les personnes illustrées supplient la grâce divine, puisque
le fléau de la peste les a rendus désepérées
et désarmées.Faute de connaissance scientifique, ils ne trouvent
qu'une explication à leur malheur: c'est la colère de Dieu
qui punit leur comportement pécheur. La seule possibilité
de se libérer de la maladie était la soumission totale. Risquer
un traitement médical paraît interdit, de même la lutte
collective. Cela aurait signifiéla révolte contre la volonté
divine.
Mais il y avait
des médecins qui vidaient tout leur savoir pour aider les pauvres
pestiférés. De peur de s´infecter eux-mêmes,
ils revêtaient un vrai déguisement couchant tout leur corps.
Ce vêtement consistait dans un long habit, une paire de gants, un
chapeau avec le bord visé et une capeline qui avait l´air
d´une tête d'oiseau. Pour atteindre cet effet, la capeline
était pourvue d'un bec et d´un oeil ayant le regard fixe etinerte.
Cette mascarade montre l'attitude contradictoire des gens du Moyen Age
face au fléau de la peste: d´un
côté
ilss´adressaient à Dieu pris pour l´origine de la maladie,
de l'autre côté ils soignaient leur ancienne superstition
et croyaient que les pestiférés étaient chargés
de malédiction. On essayeait de se protéger avec des symboles
mythologiques ayant une tradition plus enracinée dans la mentalité
du peuple que la religion chrétienne. Les esprits et les
animaux fabuleux
des vieux mythes étaient plus proches à la vie terrestre
que Dieu et les promesses d'une vie plus aisée dans l´au-delà.
Pour cela la
peste était aussi considérée comme une sorte de mauvaise
magie. Si on suivait la conviction que ce fléau, la peste, était
une punition divine ou si on poursuivait les explications superstitieuses
– il manquait toujours de la vraie solidarité avec les infectés.
L'église faisait de la propagande pour la soumission à Dieu
et avec cela contre la lutte , et la superstition écartait les malades
dans le coin des maudits. Il faut néanmoins tenir compte que personne
ne voulait courir le risque de contagion. C'est la raison pour laquelle
on avait banni les pestiférés de la vie quotidienne et en
dehors de la ville.
Mais la peste
est seulement un des fléaux flagellant l'humanité. Il y avait
et il y a de nombreuses "pestes" qui réclament les vies de mille
ou millions d'hommes et qui demandent la solidarité et la lutte
collective. Dans les années trente et quarante le plus grand fléau
était le national-socialisme et avec lui l'holocauste. L'Occupation
allemande introduisait l'élimination organisée des juifs
en France.
Le régime
nazi ordonnait des recensements de la population pour vérifier le
nombre exact des juifs. On avait besoin de ces dates pour parvenir mieux
à préparer l'anéantissement
des juifs et
la capacité de travail dans les camps. Les recensements avaient
lieu par exemple dans des stades. Les gens concernés devaient faire
la queue et les personnes responsables décidaient sur la vie ou
la mort des "inspectés".On retenait les dates personnelles, on examinait
l'état physique des gens. Ceux qui avaient une bonne santé
et un corps vigoureux étaient envoyés aux camps de travail
pendant que les malades, les vieux et les tout petits enfants étaient
déportés directement aux camps d'extermination.
Les gens se retrouvaient
comme hommes de deuxième classe, traités comme du bétail
de boucherie
ou des bourreaux de travail. Les Nazis leur prenaient la dignité
d´hommes et commettaient le plus grand crime du monde: le génocide.
Bien qu'elle ne suffise pas il y avait de la résistance, particulièrement
en France. Sous le risque de leur vie, les
résistants
se sont organisés dans la clandestinité pour combattre le
nazisme. Le fléau du national-socialisme avait pris la plupart de
la population, on collaborait pour ne pas devenir la prochaine victime
de la terreur. Des millions de gens soutenaient avec leur
comportement
conformiste l´assassinat de six millions de juifs. En comparaison
avec la masse des opportunistes, le nombre des gens se revoltant contre
le fléau était très petit.
Le régime
d'Hitler n'a pas seulement causé la mort de la majorité des
juifs européens,
mais il y mouraient
aussi des milliers d'hommes dans la Deuxième Guerre Mondiale. La
guerre en générale est un fléau. Beaucoup de jeunes
hommes y recherchent la grande aventure et plein de patriotisme sacrifient
leurs vies au nom de leur pays.Toutes des
légions
suivent les ordres de quelques politiciens et intériorisent les
paroles de propagande.
Mais comme on
peut voir dans la photo les hôpitaux font preuve de la vérité
de la guerre: centaines de blessés, des soldats et des civiles,
des adultes et des enfants.
Les médecins
et les infirmières sont ceux qui se révoltent. Ils luttent
pour la vie des hommes, pour leur santé. Ils ne participent pas
aux batailles avec les armes. N'importe de quel côté, les
employés des hôpitaux ont tous le même but: sauver la
vie humaine. Pour eux la guerre perd très vite tout sens face à
la misère des victimes. Mais leur lutte ressemble à celle
du docteur Rieux dans le roman d'Albert Camus: eux aussi ils savent qu'avec
leur travail ils ne peuvent pas arrêter le fléau, ils sont
comme Sisyphe. Malgré cela ils ne cessent pas de soigner les malades
et les blessés. Pour eux c'est le plus important de continuer, la
vie de chaque homme singulier vaut d'être sauvée.
Malheureusement
il y avait toujours des guerres dans le monde et probablement il y en
aura toujours.
Mais les fléaux peuvent toujours advenir. Par exemple la maladie
SIDA qui pourrait être considérée comme uned es pestes
de nos jours. En dépit des
connaissances
de la médecine déjà très développées
et détaillées, on n'est pas encore capable de guérir
vraiment cette maladie. Les moyens trouvés servent seulement à
prolonger la vie d'un malade en soutenant son système immunitaire.
Comme le virus de SIDA développe de plus en plus de nouvelles formes,
il est bien difficile de trouver des médicaments efficaces. Le nombre
des victimes augmente sans cesse et la plupart d'elles sont dans les pays
du Tiers Monde où les gens ne sont pas assez informés sur
les possibilités d´infection et de protection. Dans nos jours
il semble que tous les différents fléaux dans le monde sont
en relation l'un avec l'autre, et les plus grands problèmes se trouvent
dans les pays en voie de développement. Il y a les nations industrielles
qui maintiennent leur standard de vie aux dépens des pays pauvres.
Il y a les habitants des pays du Tiers Monde vivant la misère, la
famine et sans formation nécessaire pour fuir leur situation nécessiteuse
en faveur d´une vie moderne. Il y a des traditions qui favorisent
l'accroisement démesuré de la population et la propagation
du SIDA, p.ex. les familles nombreuses comme symbole d´aisance. Il
y a la contamination et la destruction de l'environnement qui nous concernent
tous au monde entier, qui restent pourtant un
problème
presque irrésolu vu que les économies sont encore trop dépendantes
de l´exploitation des ressources naturelles et des méthodes
de production nocives à l´environnement.
La liste des
fléaux actuels est interminable. Comme à l'occasion de tous
les fléaux du passé la lutte collective est obligatoire pour
parvenir à nous en débarrasser.
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