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Schülerarbeit:
Les Oranais et la signification de la peste pour eux
Maike Bramstedt
Le livre commence
avec la description de la ville et de ses habitants. Oran est une ville
òu on peut vivre une existence heureuse dans la nature meditérranéenne.
Une vie remplie, pourrait - t - on croire.
Mais quand Camus
décrit la ville on remarque qu'elle est sans amour, une ville où
on n'a pas le temps de s'occuper des malades et où il ne faut pas
mourir. La ville ressemble à un lieu déshumanisé où
le commerce domine tout. En regardant les aspects de la nature, de l'architecture
et de la culture on voit une ville plutôt laide, sans attrait pittoresque.
Il y fait chaud, il y a des palmiers et des montagnes qui montent du bord
de la mer, on y trouve des mosquées et une culture étrangère.
Selon ces descriptions
de Camus le lecteur sait qu' Oran est une ville ordinaire, avec ses maisons
sèches et ses murs gris qui est construite dans un lieu neutre.
Pour un voyageur la ville est sans intéret et sans attraits. Ses
habitants vivent leurs habitudes. Ils travaillent pour s`enrichir, pour
le commerce; ils s'aiment, mais c'est seulement une joie brève,
ce n'est pas le grand amour, il est vite dépassé et remplacé
par le besoin de vaquer à ses occupations commerciales; ils meurent,
mais la mort gêne les affaires. La solitude des malades et la difficulté
de mourir à Oran laissent la mort paraître comme une chose
inconfortable.
Les gens vivent
en routine, ils ne réfléchissent pas à leur condition,
ils ne sont pas conscients de la vie qu'ils mènent. C'est comme
s'ils étaient les prisonniers de leurs habitudes, Oran une prison
du quotidien. C'est l'emprisonnement dans la vie menée en pleine
routine dont ils ne se rendent pas compte. Avec la peste qui frappe à
Oran les concitoyens sont isolés dans la ville, mais cette fois
ils s'en rendent compte parce que des avis le leur disent.
Après
peu de temps les gens entrent cependant dans l'ordre de la peste, ils vivent
comme sous hypnose et ne réfléchissent pas au sens à
donner à leur vie. En regardant les caractères décrits
par Camus, on trouves plusieurs types de réactions: il y a ceux
qui ignorent le problème, comme Cottard; il y a ceux qui sont intéressés
au problème, en tant qu'observateur distant comme p.e. Tarrou au
début de la peste; il y a ceux qui s'en réjouissent comme
l'Espagnol; et il y a ceux qui le prennent au sérieux p.e. Rieux.
Les Oranais considéréscomme
une unité fuient l'image de la mort qui s'impose pourtant dans leur
vie. C'est alors l'unique moment où l'Oranais se souvient qu'il
est un homme. Voilà la chance qu'ils ont de fuir leur routine, leur
triste condition machinale marquée par l'absence du soupcon de quelque
chose d'autre dans la vie, d'autres aspirations que le commerce et la vie
en pleine routine.
L'auteur se sert
de cet aspect pour amener le lecteur à prendre conscience de sa
propre condition. Les Orains sont comme une condition commune, Camus constate
ce trait commun aux êtres humains en général. L'insignifiance
des Oranais est représentative de notre condition humaine. Donc
soyons plus sensibles à la façon dont nous vivons, aux différents
modes de vie, au bien et au mal qui pourrait advenir.
Bien qu'on puisse
voir une certaine individualité dans les réactions à
cause de la maladie qui frappe les uns et les autres, la vie monotone,
abrutie et anonyme ne tarde pas à s'installer de nouveau à
Oran. On s'intéresse alors à ce qui intéresse les
autres, on s'adapte à l'opinion collective et on se conforme à
la masse. Cela est une grande faute selon Camus. Donc les Oranais ne changent
pas. Malgré les aspects négatifs qu'ils vivent et dont ils
souffrent comme la mort, la souffrance et la séparation.
La peste fait
voir aussi un côté positif: Des amitiés sont nouées,
des expériences communes sont faites, ces souvenirs sont incrustés
à la mémoire avec quoi les Oranais ont la chance unique de
changer leur vie, de se façonner une vie plus consciente.
Malheureusement
les Oranais n'en profitent pas. Ils n'ont rien appris, parait - il. Ils
reprennent leur mode de vie antérieur comme si rien ne s'était
passé, ils fêtent bruyamment et le passé s'efface,
c'est le présent qu'ils vivent sans songer à l'avenir ni
au passé. Leur comportement ressemble à celui de Sisyphe
heureux lorsqu'il retourne dans le sous - monde pour remonter la pierre
au sommet d'où elle retombe aussitôt et retombera toujours
malgré les peines que Sisyphe s'est données chaque fois de
la remonter et se donnera chaque fois de nouveau de la remonter. Néanmoins
il vient des instants heureux, ceux où il est libre, où il
retourne sans pierre au bas pour reprendre son labeur monoton.
Le livre se termine
avec la description des Oranais. Au contraire du début du roman,
ils ont fait une expérience qui les a confronté à
la mort. Alors, les deux bouts du cercle se nouent, les Oranais paraissent
malgré tout reprendre le mode de vie inconsciente et monotone (voire
Rieux en tant que prophète à la fin). Mais avant ils s'abandonnent
à la joie, à la fête de la libération parce
que les souffrances vécues ne sont pas encore complètement
gommées.
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