La Peste d'Albert Camus
 
Einleitung
 
Inhalt
 
Schülerarbeiten
 
Des personnages modèles?
 
Docteur Rieux
 
Rieux et Rambert sur le Bonheur
 
Paneloux et Rieux après le second pêche
 
La peste, un poème de 
R. Desnos (1944)
 
Aufgabenvorschläge und Antwortmöglichkeiten
 
La peste dans le roman
 
La peste, la lutte, la révolte contre le fléau
 
La peste, ce qu' elle apporte aux differents personnages du roman
 
Schülerarbeit: Les Oranais et la signification de la peste pour eux
Maike Bramstedt  

Le livre commence avec la description de la ville et de ses habitants. Oran est une ville òu on peut vivre une existence heureuse dans la nature meditérranéenne. Une vie remplie, pourrait - t - on croire.  

Mais quand Camus décrit la ville on remarque qu'elle est sans amour, une ville où on n'a pas le temps de s'occuper des malades et où il ne faut pas mourir. La ville ressemble à un lieu déshumanisé où le commerce domine tout. En regardant les aspects de la nature, de l'architecture et de la culture on voit une ville plutôt laide, sans attrait pittoresque. Il y fait chaud, il y a des palmiers et des montagnes qui montent du bord de la mer, on y trouve des mosquées et une culture étrangère.  

Selon ces descriptions de Camus le lecteur sait qu' Oran est une ville ordinaire, avec ses maisons sèches et ses murs gris qui est construite dans un lieu neutre. Pour un voyageur la ville est sans intéret et sans attraits. Ses habitants vivent leurs habitudes. Ils travaillent pour s`enrichir, pour le commerce; ils s'aiment, mais c'est seulement une joie brève, ce n'est pas le grand amour, il est vite dépassé et remplacé par le besoin de vaquer à ses occupations commerciales; ils meurent, mais la mort gêne les affaires. La solitude des malades et la difficulté de mourir à Oran laissent la mort paraître comme une chose inconfortable.  

Les gens vivent en routine, ils ne réfléchissent pas à leur condition, ils ne sont pas conscients de la vie qu'ils mènent. C'est comme s'ils étaient les prisonniers de leurs habitudes, Oran une prison du quotidien. C'est l'emprisonnement dans la vie menée en pleine routine dont ils ne se rendent pas compte. Avec la peste qui frappe à Oran les concitoyens sont isolés dans la ville, mais cette fois ils s'en rendent compte parce que des avis le leur disent.  

Après peu de temps les gens entrent cependant dans l'ordre de la peste, ils vivent comme sous hypnose et ne réfléchissent pas au sens à donner à leur vie. En regardant les caractères décrits par Camus, on trouves plusieurs types de réactions: il y a ceux qui ignorent le problème, comme Cottard; il y a ceux qui sont intéressés au problème, en tant qu'observateur distant comme p.e. Tarrou au début de la peste; il y a ceux qui s'en réjouissent comme l'Espagnol; et il y a ceux qui le prennent au sérieux p.e. Rieux.  

Les Oranais considéréscomme une unité fuient l'image de la mort qui s'impose pourtant dans leur vie. C'est alors l'unique moment où l'Oranais se souvient qu'il est un homme. Voilà la chance qu'ils ont de fuir leur routine, leur triste condition machinale marquée par l'absence du soupcon de quelque chose d'autre dans la vie, d'autres aspirations que le commerce et la vie en pleine routine.  

L'auteur se sert de cet aspect pour amener le lecteur à prendre conscience de sa propre condition. Les Orains sont comme une condition commune, Camus constate ce trait commun aux êtres humains en général. L'insignifiance des Oranais est représentative de notre condition humaine. Donc soyons plus sensibles à la façon dont nous vivons, aux différents modes de vie, au bien et au mal qui pourrait advenir.  

Bien qu'on puisse voir une certaine individualité dans les réactions à cause de la maladie qui frappe les uns et les autres, la vie monotone, abrutie et anonyme ne tarde pas à s'installer de nouveau à Oran. On s'intéresse alors à ce qui intéresse les autres, on s'adapte à l'opinion collective et on se conforme à la masse. Cela est une grande faute selon Camus. Donc les Oranais ne changent pas. Malgré les aspects négatifs qu'ils vivent et dont ils souffrent comme la mort, la souffrance et la séparation.  

La peste fait voir aussi un côté positif: Des amitiés sont nouées, des expériences communes sont faites, ces souvenirs sont incrustés à la mémoire avec quoi les Oranais ont la chance unique de changer leur vie, de se façonner une vie plus consciente.  

Malheureusement les Oranais n'en profitent pas. Ils n'ont rien appris, parait - il. Ils reprennent leur mode de vie antérieur comme si rien ne s'était passé, ils fêtent bruyamment et le passé s'efface, c'est le présent qu'ils vivent sans songer à l'avenir ni au passé. Leur comportement ressemble à celui de Sisyphe heureux lorsqu'il retourne dans le sous - monde pour remonter la pierre au sommet d'où elle retombe aussitôt et retombera toujours malgré les peines que Sisyphe s'est données chaque fois de la remonter et se donnera chaque fois de nouveau de la remonter. Néanmoins il vient des instants heureux, ceux où il est libre, où il retourne sans pierre au bas pour reprendre son labeur monoton.  

Le livre se termine avec la description des Oranais. Au contraire du début du roman, ils ont fait une expérience qui les a confronté à la mort. Alors, les deux bouts du cercle se nouent, les Oranais paraissent malgré tout reprendre le mode de vie inconsciente et monotone (voire Rieux en tant que prophète à la fin). Mais avant ils s'abandonnent à la joie, à la fête de la libération parce que les souffrances vécues ne sont pas encore complètement gommées.  

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