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Schülerarbeit:
Le temps dans le roman La Peste d'Albert Camus
Sandra Früchtenicht
Dans son roman
La Peste Albert Camus se sert du moyen stilistique du temps. Il ne
s'agit que du
temps en général mais précisément de la signification
du ciel et des saisons. Le ciel renforce-t-il des contrastes ou souligne-t-il
des concordances ? Y a-t-il des valeurs
différentes
du ciel ? Et quel rôle joue l'été?
A la fin de son
roman Albert Camus fait des reproches aux Oranais, c'est-à-dire
il parle
d'un cycle qui
s'est installé : Au début Camus accuse les Oranais d'un manque
de conscience envers les autres et envers la vie.Les Oranais ignoraient
tout soupçon. Même après avoir survécu le fléau
ils gardent leur insouciance. Donc, c'ést un cycle se terminant
là où il a commencé. Ce cycle correspond au cycle
des saisons. En particulier l'été et le printemps sont accentués.
Normalement chaque printemps s'annonce par les fleurs qui commencent à
fleurir mais dans le roman le printemps apporte les premiers signes annonçant
la peste. Entre le printemps et la peste il y a le parallèle suivant
:
Avant que la
peste se répande à Oran les Oranais ont ignoré complètement
la nature ce
qui s'exprime
aussi par la construction de leur ville tournant le dos à la mer
tandis qu'en temps de la peste la nature et le temps ont de l'importance
pour eux. Ils sont plus conscients et attentifs face à l'environnement.
Avant tout le ciel a une certaine valeur pour eux soit que leurs sentiments
correspondent au temps qu'il fait, soit que le temps contraste avec
leur état d`âme.
Effectivement
le ciel a plusieurs significations dans les passages différents:
Quand le prêtre Paneloux fait son prêche le temps s'accorde
au contexte du prêche. Le temps est considéré comme
une preuve pour ce que Paneloux prêche. Avant le prêche (leciel
s'était assombri, la pluie tombait à verse) ( p. 91). Après
avoir achevé le prêche (la pluie avait cessé.Un ciel
mêlé d'eau et de soleil déversait sur la place une
lumière plus jeune.) (p 95).
Donc, c'est le
ciel qui est une image pour le Dieu tout-puissant. C'est lui qui punit
les hommes, qui maîtrise même le temps. Ainsi il donne des
signes aux hommes par une lumière venant du soleil. Ce fait rappelle
la Bible. Les Oranais doivent rester fidèles à une telle
image de Dieu selon Paneloux. En conséquence l'une des significations
du ciel est celle du pouvoir de Dieu.
Dans un autre
passage du livre le ciel est personnifié: Dans une scène
Rieux s'aperçoit que le ciel noir siffle sourdement tandis
que la nuit est pleine de gémissements (p. 97). Cette personnification
rappelle l'invisible fléau qui est lui aussi, personnifié
des fois. Cela représente également la souffrance et l'agonie
des malades ayant du mal à respirer et soupirant de peines. L'auteur
a utilisé ce moyen stilistique pour souligner nettement l'importance
du ciel. Pour les Oranais le ciel compte tellement parce qu'il est le seul
endroit qui soit à vrai dire pas pestiféré. En le
personnifiant comme quelqu'un prenant l'air on a l'impression que
le ciel est aussi contaminé de la peste. Dans cette scène
cela veut donc dire que les Oranais ne voient plus de refuge.
Le jour, le beau
ciel bleu renforce le contraste entre la réalité et le désir.
On souhaite que la peste soit un cauchemar, qu'on se réveille
et tout soit passé. Le beau ciel donne l`impression que tout est
enordre. C'est particulièrement l'été renforçant
cette impression.
Normalement les
gens pensent aux vacances quand l`été commence. L'été
est à vrai dire, un symbole pour la bonne humeur, la joie et uneatmosphère
séreine. Pendant cet été les Oranais continuent à
affronter la peste. Leurs pensées sont pleines d`anxiété
et d'inquiétude, ce qui ne correspond pas du tout au temps qu'il
fait. Surtout le ciel d'été prétend qu'ils n'ont rien
à craindre.
Au printemps
les Oranais souhaitent les ardeurs de l`été ( p.36)
pour pouvoir échapper à la chaleur humide du
printemps. Par conséquent l`été a été
attendu impatiemment car on espérait que tout serait fini ou que
la chaleur d'été serait au moins plus agréable que
la chaleur étouffante du printemps. Pourtant le soleil d'été
n'invite pas aux fêtes d'été. Au contraire la chaleur
aide à répandre l'épidémie .
Donc, l'été
porte quelque chose de menaçant en lui ( p.108 ). Malgré
l'été il est silencieux dans la ville. Ce silence méfiant
renforce également le contraste entre le beau temps qui a suscité
la vie en ville les étés derniers. Il n'apparaît pas
réaliste que la peste s'est déclarée à Oran
face au ciel bleu. Il y a même des nuits avec un ciel lustré
par le vent et des étoiles brillantes ( p.221 ) ce qui crée
l'illusion que la peste n'était jamais là. C`est pourquoi
le regard du ciel dans la nuit est déséspérant. Mais
en même temps les étoiles sont des signes d'espoir parce qu'elles
éclairent la nuit sombre. Elles apparaissent et disparaissent dansle
ciel noir comme des lueurs d`espoir.
Dans une autre
scène cette illusion est décrite par le regard à travers
la fenêtre ( p.43 ). D'un côté de la vitre il y a le
ciel frais du printemps, de l'autre côté il y a le mot peste
qui résonne. En aucun des cas décrits auparavant le ciel
ne correspond aux sentiments des personnages ( sauf les étoiles
comme lueurs d`espoir pour certains ) dont les réfléxions
sont déterminées par la peste. Il leur est impossible de
jouir du beau ciel.
Pourtant il y
en a plusieurs dont l'état d'âme s`accorde au temps.
Ils sont dépendants du s'assombrissent aux jours de pluie. C'est
l'espoir et la souffrance qu'ils attachent au temps. Pour les Oranais c'est
évidemment la première fois qu'ils se rendent directement
compte du temps qu'il fait et des couleurs du ciel.
Il y a aussi
des passages où le temps correspond à l'atmosphère
et aux événements. Au lendemain de la mort du concièrge
le ciel est brumeux et il y a des pluies diluviennes (p.35). Puis les pluies
sont suivies par une chaleur orageuse. Cette fois-ci la chaleur est un
symbole de la fièvre venant de la peste qui se répand de
plus en plus à Oran au printemps.
Le ciel incarne
les ténèbres dans lesquels se trouvent les Oranais. Le ciel
gris et lourd a quelque chose de méfiant avant tout s'il est brumeux.Les
Oranais regardent le ciel comme un couvercle ( p.96 ). Ils se sentent prisonniers
du ciel : D'abord ils sont enfermés dans leur ville et depuis la
mort du concièrge ils se sentent même emprisonnés du
ciel. Donc, ils sont enfermés de tous les côtés. Ils
s'apercoivent de la solitude et ont un air de méfiance commele ciel.
L'évolution
de l'épédimie suit le cycle des saisons. Pendant les mois
d'été la peste s'aggrave le plus autant que la chaleur augmente.Le
ciel est lourd et étouffant. Les signes de la maladie ressemblent
au temps parce que les malades souffrent aussi de la chaleur (la
fièvre) et risquent d'étouffer.
Mais avec le
cycle des saisons la peste baisse et les statistiques des morts tombent
alors en janvier de l'année prochaine. Quand la peste s'en va le
ciel est froid et pur. La pureté du ciel est un signe d'avoir vaincu
la peste. La nuit il y a même des étoiles comme des silex.Finalement
les Oranais sortent des ténèbres qui les ont entourés.De
plus la ville est éclairée par les étoiles comme si
elle voulait symboliser sa victoire et prêter la lueur
de ses étoiles étincellantes à la fête.
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