La Peste d'Albert Camus
 
Einleitung
 
Inhalt
 
Schülerarbeiten
 
Des personnages modèles?
 
Le Docteur Rieux
 
Rieux et Rambert sur le Bonheur
 
Paneloux et Rieux après le second prêche
 
La Peste, un poème de 
R.Desnos (1944)
 
Aufgabenvorschläge und Antwortmöglichkeiten
 
La peste dans le roman
 
La peste, la lutte, la révolte contre le fléau
 
La peste, ce qu' elle apporte aux differents personnages du roman
 
Schülerarbeit:  Une chronologie d’une maladie
Melanie Hackmann 
Décembre,1998 

Le texte suivant concerne le roman „La peste“ rédigé par Albert Camus (1913-1960) en 
1943 et publié en 1947. Je présente la chronologie d’une maladie assez sérieuse à Oran, une ville ordinaire et tranquille. 

Pour commencer il faut souligner que les événements suivants ont touché les Oranais gravement car ils étaient marqués par leurs habitudes et leur vie machinale, dépourvue de tout soupçon. Un fait qui selon le narrateur a facilité l’installation de la peste à Oran. 
 

Apparition 

La naissance de la peste se passe en avril dans les années cinquante de notre siècle. Tout d’abord, elle s’est faite remarquer par l’apparition des rats nombreux dans la ville. En mourant dans les rues et dans les lieux publics d’une manière dégoûtante, ils amènent les habitants surpris et confus à accuser la municipalité d’incurie. On exige qu’elle prenne soin de l’éloignement des rats. Mais petit à petit, la population se rattrappe et la vie ordinaire continue. Peu après, la peste peut enregistrer sa première victime, le concierge de l’immeuble où habite Rieux. Malgré cela, on ne la rapproche pas encore à la mort des animaux. Le docteur Rieux est le seul à se rendre compte des ganglions entrêmement enflés sans vraiment s’en faire des soucis. Mais la publication d’autres morts qu’on rencontre d’abord dans les milieux les plus pauvres concerne bientôt toutes les classes sociales et met fin à l’indifférence des Oranais. En général on commence à s’inquiéter, à être saisi d’effroi lorsque la peste s’installe dans la famille. 
 

Évolution et disparition 

Bien que les rats disparaissent et la presse arrête de parler des apparitions spectaculaires puisque rien ne se passe, le nombre des décès par fièvre inguinale augmente toujours. Donc, le vieux docteur Castel admet à Riex qu’il s’agit de la peste. Malgré son pressentiment vague, Rieux bouchant ses yeux a refusé de croire à l'apparition de la peste. Maintenant il est grand temps d’intervenir. Pour cela, il recommande des mesures d’isolement très sévères et obtient la convocation d’une commission sanitaire. Apparemment reculée pour un bon moment, l’épidémie retourne de toutes ses forces et provoque 22 victimes en un seul jour. Dû à ce développement angoissant, le préfet 
demande des ordres à la capitale. Peu après, l’état de la peste est déclaré officiellement et la ville est fermée ce qui jette tous les concitoyens dans le même exil ce qui a plusieurs significations pour les concernés, comme l’exclusion et l’isolement du monde extérieur, la séparation des chers, la prison pour les Oranais et la solitude générale.Tout ce qui en suit, devient l’habitude pour Rieux. Il passe ses journées à ordonner l’hospitalisation des contaminés pour les séparer des sains. 

Aussi pendant les mois d’été, le nombre de morts augmente sans cesse. En outre, des émeutes sanglantes sont déclenchées aux portes de la ville et doivent être dissoutes par la police. Quelques citoyens ne cessent pas de se révolter contre l’exclusion totale. Pour ne pas rester trop passif, on décide d’installer contre l’épidémie des équipes sanitaires formées uniquement de volontaires qui s’organisent peu à peu. 
 

Apogée 

La situation devient de plus en plus menaçante. A la mi-août quand on croit que l’apogée  de la peste est atteinte le fléau semble encore redoubler de violence. Il est non seulement necéssaire d’aménager plus de camps d’isolements, mais aussi de prendre des mesures incroyables pour les enterrements et les incinérations devenant de plus en plus impersonnels. Pendant la nuit, les cadavres de nombreux morts sont emportés vers les fours crématoires à l’extérieur de la ville par des convois de tramways. Ce qui aggrave encore la situation sérieuse, ce sont les problèmes du ravitaillement et des révoltes violentes. Mais le fait le plus épouvantable c’est la sorte d’adaptation monotone des concitoyens à la situation ce qui petit à petit fait accepter la misère. On a l’impression que l’indifférence des Oranais prend le dessus. Cela témoigne de la fatigue et du désespoirmême des membres des équipes sanitaires. 
 

Recul et baisse 

Puis, une petite lueur d’espoir se fait toutefois remarquer, déclenchée par un nouveau sérum de Castel. Ce sérum est essayé sur le fils du juge M. Othon dont la chance de survivre est assez invraisemblable.Malgré l’agonie plus longue qu’en général, l’enfantin nocent meurt après avoir souffert des supplices hideuses. La pestene cesse pas de ravager Oran et évoque d’autres morts misérables.En novembre, le nombre des décès n’augmente plus. Rieux met en relation ce développement avec un nouveau sérum spécifique,préparé par Castel. Mais presque personne n’y prête une telle importance car l’impuissance et l’indifférence générales pèsent plus lourdes. Mais le mois de décembre étouffe l’espoir retourné récemment. La ville paraît plus morne et froide qu’avant et elle semble se replier encore une fois. Mais à la fin du mois, le nouveau sérum parvient à guérir Grand inopinément. D’autres malades suivent. Les statistiques de la semaine indiquent un léger recul de l’épidémie.Une autre lueur d’espoir se manifeste dans les rats apparaissant de nouveau dans la ville. Il est évident que la maladie regresse. On constate une série de réussites due au sérum de Castel.  
 

Libération 

Le 25 janvier, au début du printemps, la préfecture annonce l’ouverture des portes de la ville en quinze jours. Mais il faut aussi tenir compte d’une rechute montrant que la peste frappe encore. Le juge Othon, travaillant volontairement au camp d’isolement, meurt et Tarrou, lui aussi, il est contaminé. Encore une fois, la peste est la plus forte et Rieuxdoit s’y soumettre et accepter la défaite. Un matin de février les portes de la ville s’ouvrent définitivement. Cela symbolise la fin de l’épidémie et en même temps aussi de l’exil, de la séparation et de la terreur. 
 

Le narrateur et la chronologie 

Au début du roman, le narrateur se propose de relater le plus simplement possible: en chroniqueur, en témoin, mais également en historien. Donc, il va de soi qu’il décrit les événements d’une manière neutre. Il se présente comme un narrateur distant, parlant sur  un ton neutre. Par conséquent il se veut objectif en rapportant les graves événements dont il a fait l’expérience avec tous ses concitoyens. Il se permet aussi de se servir du journal de Tarrou, un autre témoin de la peste à Oran. 

En lisant ce roman on se rend de plus en plus compte que le narrateur anonyme n’arrive pas à rester objectif du tout car il se moque de divers personnages autant qu’il les critique. Le narrateur semble plutôt se confondre avec le personnage de Rieux se trouvant au centre du roman. Cela se manifeste aussi dans la dernière page de ce roman. Ici on dit que le docteur Rieux décidait de rédiger le récit pour témoigner en faveur de ces pestiférés, pour laisser du moins un souvenir de l’injustice et de la violence, pour dire simplement ce qu’on apprend au milieu des fléaux, qu’il y a dans les hommes plus de choses à admirer que de choses à mépriser. Mais Rieux savait cependant que cette chronique ne pouvait pas être celle de la victoire définitive.Elle ne pouvait être que le témoignage de ce qu’il avait fallu accomplir contre la terreur et son arme inlassable, malgré les déchirements personnels. En outre, la dernière impression du roman est influencée par l’attitude du narrateur. Celui-ci est convaincu que le jour viendra où, pour le malheur et l’enseignement des hommes, la peste réveillera ses rats et les enverra mourir dans une cité heureuse. Cela exprime que l’allégresse retournée récemment est toujours menacée car le bacille de la peste ne meurt ni ne disparaît jamais. 

En lisant on a plutôt l’impression que l’auteur a donné la préférance au sens profond du livre, un sens délivré par les personnages. Les passages illustrant les préoccupations morales et politiques sont mis au premier plan tandis que la chronique de l’épidémie occupe une place secondaire et a donc été repoussée à l’arrière-plan. Néanmoins elle n’est pas sans signification. 
 

La structure du roman 

Il est frappant comment l’auteur a structuré son roman. En regardant de près on aperçoit une structure assez claire. La description de l’apparition de la peste, son apogée et sa disparition correspondent parfaitementà la tragédie classique et à sa façon de structurer les différents actes. La fonction de la tragédie classique selon Aristoteles était la purification de l’âme du spectateur.Cela veut dire qu’elle donne un frisson et évoque une affliction ce qui sert à purifier le spectateur d’un tel acte passionnel. 

Il reste à savoir si Albert Camus tient toujours à cette explication une structure similaire. Le sujet est tragique, La morale est évidente (il faut lutter contre le mal n'importe sous quelle forme il se présente). D’après moi, il est bien possible qu’il a choisi cette structure à dessein puisque la tragédie c'est la confrontation de l'homme moderne à l'absurde . Le lecteur doit réfléchir sur la situation existentielle que les Oranais ont vécue et il doit réfléchir sur le comportement des Oranais avant et après l'arrivée de la peste. Est-ce que tout va se répéter sans cesse? 
 

Zurück zur Schülerarbeiten Übersichtsseite