Schülerarbeit:
Une chronologie d’une maladie
Melanie Hackmann
Décembre,1998
Le texte suivant
concerne le roman „La peste“ rédigé par Albert Camus (1913-1960)
en
1943 et publié
en 1947. Je présente la chronologie d’une maladie assez sérieuse
à Oran, une ville ordinaire et tranquille.
Pour commencer
il faut souligner que les événements suivants ont touché
les Oranais gravement car ils étaient marqués par leurs habitudes
et leur vie machinale, dépourvue de tout soupçon. Un fait
qui selon le narrateur a facilité l’installation de la peste à
Oran.
Apparition
La naissance
de la peste se passe en avril dans les années cinquante de notre
siècle. Tout d’abord, elle s’est faite remarquer par l’apparition
des rats nombreux dans la ville. En mourant dans les rues et dans les lieux
publics d’une manière dégoûtante, ils amènent
les habitants surpris et confus à accuser la municipalité
d’incurie. On exige qu’elle prenne soin de l’éloignement des rats.
Mais petit à petit, la population se rattrappe et la vie ordinaire
continue. Peu après, la peste peut enregistrer sa première
victime, le concierge de l’immeuble où habite Rieux. Malgré
cela, on ne la rapproche pas encore à la mort des animaux. Le docteur
Rieux est le seul à se rendre compte des ganglions entrêmement
enflés sans vraiment s’en faire des soucis. Mais la publication
d’autres morts qu’on rencontre d’abord dans les milieux les plus pauvres
concerne bientôt toutes les classes sociales et met fin à
l’indifférence des Oranais. En général on commence
à s’inquiéter, à être saisi d’effroi lorsque
la peste s’installe dans la famille.
Évolution
et disparition
Bien que les
rats disparaissent et la presse arrête de parler des apparitions
spectaculaires puisque rien ne se passe, le nombre des décès
par fièvre inguinale augmente toujours. Donc, le vieux docteur Castel
admet à Riex qu’il s’agit de la peste. Malgré son pressentiment
vague, Rieux bouchant ses yeux a refusé de croire à l'apparition
de la peste. Maintenant il est grand temps d’intervenir. Pour cela, il
recommande des mesures d’isolement très sévères et
obtient la convocation d’une commission sanitaire. Apparemment reculée
pour un bon moment, l’épidémie retourne de toutes ses forces
et provoque 22 victimes en un seul jour. Dû à ce développement
angoissant, le préfet
demande des
ordres à la capitale. Peu après, l’état de la peste
est déclaré officiellement et la ville est fermée
ce qui jette tous les concitoyens dans le même exil ce qui a plusieurs
significations pour les concernés, comme l’exclusion et l’isolement
du monde extérieur, la séparation des chers, la prison pour
les Oranais et la solitude générale.Tout ce qui en suit,
devient l’habitude pour Rieux. Il passe ses journées à ordonner
l’hospitalisation des contaminés pour les séparer des sains.
Aussi pendant
les mois d’été, le nombre de morts augmente sans cesse. En
outre, des émeutes sanglantes sont déclenchées aux
portes de la ville et doivent être dissoutes par la police. Quelques
citoyens ne cessent pas de se révolter contre l’exclusion totale.
Pour ne pas rester trop passif, on décide d’installer contre l’épidémie
des équipes sanitaires formées uniquement de volontaires
qui s’organisent peu à peu.
Apogée
La situation
devient de plus en plus menaçante. A la mi-août quand on croit
que l’apogée de la peste est atteinte le fléau semble
encore redoubler de violence. Il est non seulement necéssaire d’aménager
plus de camps d’isolements, mais aussi de prendre des mesures incroyables
pour les enterrements et les incinérations devenant de plus en plus
impersonnels. Pendant la nuit, les cadavres de nombreux morts sont emportés
vers les fours crématoires à l’extérieur de la ville
par des convois de tramways. Ce qui aggrave encore la situation sérieuse,
ce sont les problèmes du ravitaillement et des révoltes violentes.
Mais le fait le plus épouvantable c’est la sorte d’adaptation monotone
des concitoyens à la situation ce qui petit à petit fait
accepter la misère. On a l’impression que l’indifférence
des Oranais prend le dessus. Cela témoigne de la fatigue et du désespoirmême
des membres des équipes sanitaires.
Recul et baisse
Puis, une petite
lueur d’espoir se fait toutefois remarquer, déclenchée par
un nouveau sérum de Castel. Ce sérum est essayé sur
le fils du juge M. Othon dont la chance de survivre est assez invraisemblable.Malgré
l’agonie plus longue qu’en général, l’enfantin nocent meurt
après avoir souffert des supplices hideuses. La pestene cesse pas
de ravager Oran et évoque d’autres morts misérables.En novembre,
le nombre des décès n’augmente plus. Rieux met en relation
ce développement avec un nouveau sérum spécifique,préparé
par Castel. Mais presque personne n’y prête une telle importance
car l’impuissance et l’indifférence générales pèsent
plus lourdes. Mais le mois de décembre étouffe l’espoir retourné
récemment. La ville paraît plus morne et froide qu’avant et
elle semble se replier encore une fois. Mais à la fin du mois, le
nouveau sérum parvient à guérir Grand inopinément.
D’autres malades suivent. Les statistiques de la semaine indiquent un léger
recul de l’épidémie.Une autre lueur d’espoir se manifeste
dans les rats apparaissant de nouveau dans la ville. Il est évident
que la maladie regresse. On constate une série de réussites
due au sérum de Castel.
Libération
Le 25 janvier,
au début du printemps, la préfecture annonce l’ouverture
des portes de la ville en quinze jours. Mais il faut aussi tenir compte
d’une rechute montrant que la peste frappe encore. Le juge Othon, travaillant
volontairement au camp d’isolement, meurt et Tarrou, lui aussi, il est
contaminé. Encore une fois, la peste est la plus forte et Rieuxdoit
s’y soumettre et accepter la défaite. Un matin de février
les portes de la ville s’ouvrent définitivement. Cela symbolise
la fin de l’épidémie et en même temps aussi de l’exil,
de la séparation et de la terreur.
Le narrateur
et la chronologie
Au début
du roman, le narrateur se propose de relater le plus simplement possible:
en chroniqueur, en témoin, mais également en historien. Donc,
il va de soi qu’il décrit les événements d’une manière
neutre. Il se présente comme un narrateur distant, parlant sur
un ton neutre. Par conséquent il se veut objectif en rapportant
les graves événements dont il a fait l’expérience
avec tous ses concitoyens. Il se permet aussi de se servir du journal de
Tarrou, un autre témoin de la peste à Oran.
En lisant ce
roman on se rend de plus en plus compte que le narrateur anonyme n’arrive
pas à rester objectif du tout car il se moque de divers personnages
autant qu’il les critique. Le narrateur semble plutôt se confondre
avec le personnage de Rieux se trouvant au centre du roman. Cela se manifeste
aussi dans la dernière page de ce roman. Ici on dit que le docteur
Rieux décidait de rédiger le récit pour témoigner
en faveur de ces pestiférés, pour laisser du moins un souvenir
de l’injustice et de la violence, pour dire simplement ce qu’on apprend
au milieu des fléaux, qu’il y a dans les hommes plus de choses à
admirer que de choses à mépriser. Mais Rieux savait cependant
que cette chronique ne pouvait pas être celle de la victoire définitive.Elle
ne pouvait être que le témoignage de ce qu’il avait fallu
accomplir contre la terreur et son arme inlassable, malgré les déchirements
personnels. En outre, la dernière impression du roman est influencée
par l’attitude du narrateur. Celui-ci est convaincu que le jour viendra
où, pour le malheur et l’enseignement des hommes, la peste réveillera
ses rats et les enverra mourir dans une cité heureuse. Cela exprime
que l’allégresse retournée récemment est toujours
menacée car le bacille de la peste ne meurt ni ne disparaît
jamais.
En lisant on
a plutôt l’impression que l’auteur a donné la préférance
au sens profond du livre, un sens délivré par les personnages.
Les passages illustrant les préoccupations morales et politiques
sont mis au premier plan tandis que la chronique de l’épidémie
occupe une place secondaire et a donc été repoussée
à l’arrière-plan. Néanmoins elle n’est pas sans signification.
La structure
du roman
Il est frappant
comment l’auteur a structuré son roman. En regardant de près
on aperçoit une structure assez claire. La description de l’apparition
de la peste, son apogée et sa disparition correspondent parfaitementà
la tragédie classique et à sa façon de structurer
les différents actes. La fonction de la tragédie classique
selon Aristoteles était la purification de l’âme du spectateur.Cela
veut dire qu’elle donne un frisson et évoque une affliction ce qui
sert à purifier le spectateur d’un tel acte passionnel.
Il reste à
savoir si Albert Camus tient toujours à cette explication une structure
similaire. Le sujet est tragique, La morale est évidente (il faut
lutter contre le mal n'importe sous quelle forme il se présente).
D’après moi, il est bien possible qu’il a choisi cette structure
à dessein puisque la tragédie c'est la confrontation de l'homme
moderne à l'absurde . Le lecteur doit réfléchir sur
la situation existentielle que les Oranais ont vécue et il doit
réfléchir sur le comportement des Oranais avant et après
l'arrivée de la peste. Est-ce que tout va se répéter
sans cesse?
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