La Peste d'Albert Camus
 
Einleitung
 
Inhalt
 
Schülerarbeiten
 
Des personnages modèles?
 
Le Docteur Rieux
 
Rieux et Rambert sur le Bonheur
 
Paneloux et Rieux après le second prêche
 
La Peste, un poème de 
R.Desnos (1944)
 
Aufgabenvorschläge und Antwortmöglichkeiten
 
La peste dans le roman
 
La peste, la lutte, la révolte contre le fléau
 
La peste, ce qu' elle apporte aux differents personnages du roman
 
Schülerarbeit: Jean Tarrou
Janine Hübner  

Sa fonction comme chroniqueur 
L'amitié entre Tarrou et Rieux 
La signification que la peste a pour lui 

Jean Tarrou est un homme encore jeune, de silhouette lourde et d'un visage massif et creux. Il a des yeux calmes et gris barrés d'épais sourcils. Il est fumeur, il fréquente les danseurs espagnols d'Oran. Bien qu'il n'y habite que depuis quelques semaines il est bien connu parmi les Oranais. Ceux-ci le décrivent comme bonhomme, toujours souriant, comme "ami de tous les plaisirs normaux sans en être l'esclave" (p.29). On a aussi remarqué qu'il aime les baignades dans la mer. C'est son plus grand plaisir. Au début, personne ne sait d'où il vient ni pourquoi il est venu à Oran.  

Tarrou, son rôle de chroniqueur

 Tarrou est introduit dans un petit dialogue avec Rieux ans la première partie du livre. Ensuite il ne réapparaît longtemps pas, mais le narrateur fait usage d'extraits de ses carnets pour introduire un autre point de vue sur la peste et sa portée. Tarrou n'y parle que des banalités quotidiennes. (p.29 "Ses carnets...intéressant personnage"). Ses histoires nous donnent une idée de l'humeur des Oranais, des individus singuliers comme Cottard, le criminel. Dans le premier extrait il nous présente deux hommes dans le tramway parlant de la mort de quelqu'un d'autre (p.29, "Tu as bien connu...,..piston", p.30). Ce dialogue nous montre l'indifférence des Oranais face aux autres et à la mort. En plus il décrit un homme qui passe son temps à cracher sur des chats ( p.30, "Tarrou semblait... il riait."). On peut bien voir que les Oranais se contentent d'une vie simple et habituelle (p. 12, "..une ville sans soupçons..."). 

De temps en temps le narrateur a  recours aux récits de Tarrou croyant que celui - ci peut mieux décrire les événements et les changements dans la ville pestiférée. A travers ses notes prises Tarrou caractérise et juge parmi autre le docteur Rieux.  (p.108 "C'est encore Tarrou qui donne l'image la plus fidèle de notre vie alors."). Ainsi l'image de Rieux est complétée. Vers la fin de la peste les notes de Tarrou semblent être moins objectives et aussi moins lisibles (p.249, "A vrai dire... considérations personnelles."), une certaine fatigue se reflète dans cette partie des carnets.  

L'amitié entre Rieux et Tarrou

Tarrou réapparaît dans la deuxième moitié du roman. Avec le docteur Rieux il va voir le vieil asthmatique. Depuis cette visite Tarrou cherche la compagnie du docteur et peu à peu ils deviennent des amis.

Les deux ont une relation très proche. Ça se montre un soir après une visite chez le vieil asthmatique (p.231, "Puis il perçut...", p. 322, "et de la peste."). Les deux hommes décident de prendre une baignade dans la mer. Elle purifie les deux des charges qu'ils ont  à porter. Pour quelques heures ils se sentent libérés de la peste; elle les a oubliés (p.232, "Quand ils aperçurent...il fallait maintenant recommencer") leur semble-t-il. Cette baignade est un événement qui rend plus profond leur amitié et qui est singulière à Oran à cette époque-là. Normalement personne n'a le droit de quitter la ville pour se baigner. Mais ils profitent de leur statut extraordinaire. Pendant la baignade ils se confient leurs soucis et engagent une discussion sérieuse sur la conception de la vie de Tarrou. A part de Rieux  Tarrou fréquente Cottard, un personnage secondaire du roman. Cottard estime sa compagnie parce que Tarrou se montre toujours cordial avec lui sans faire allusion à son crime commis.  

Une personne à qui Tarrou s'intéresse beaucoup c'est le vieil asthmatique. Depuis sa première visite chez le malade il est fasciné de son attitude face à la vie, à la peste et à  Dieu. Le vieil homme passe ses jours en transvasant des pois d'une marmite à une autre. Il explique son comportement à Tarrou en disant que la première moitié de la vie est pour vivre, pendant la deuxième moitié l'homme attend la fin. Donc il ne faut rien faire pendant la deuxième moitié de la vie puisqu'on pourrait mourir d'un moment à l'autre. Comme la vie du vieux  est marquée par l'habitude Tarrou dit qu'il est"un saint, si la sainteté est un ensemble d'habitudes." (p.112).

Tarrou lui-même a compris qu'il a vainement éviter d'être un pestiféré. Il sait alors que cela est impossible. D'après lui le mal est en nous et en dehors de nous. Pour limiter les dégâts, pour limiter sa propre culpabilité Tarrou aspire à devenir un saint, mais un saint sans Dieu. Il ne croit pas en Dieu bien que la sainteté l'attire ce qui est absurde. Finalement il n' arrive pas à son but malgré le bain symbolique à caractère purifiant.  

La peste et ce qu'elle signifie pour Tarrou

 Après la visite  chez l'asthmatique Tarrou se trouve sur le toit du bâtiment seul  avec Rieux. Tarrou donne son avis sur la peste. Avec cela il veut que Rieux comprenne mieux sa façon d'agir. Pour Tarrou la peste signifie la condamnation à mort. Il explique pourquoi. Un jour il avait assisté aux cours d'assises où travaillait son père comme juge d'instruction. Son père l'avait invité à assister à un cas très important en espérant que Tarrou pourrait s'intéresser à son travail. Tarrou acceptait parce qu'il savait que c'était la volonté de son père et  qu'il le trouvait intéressant de voir son père dans un autre rôle. En effet, ce jour-là l'avait profondément marqué. Quand il avait vu l'accusé il savait que celui -ci était coupable, mais il voyait aussi que l'accusé regrettait de tout son cœur ce qu'il avait fait. Tarrou n'avait que des yeux pour ce pauvre homme dont son père demandait la tête. Tarrou savait que son père avait tort et qu'il ne pourrait jamais accepter une telle punition. Tarrou décidait depuis ce moment-là de lutter contre la condamnation à mort. Il voulait venger la mort de ce pauvre accusé, "le hibou roux", comme il l'appelait. En conséquence il décidait de faire de la politique pour combattre cette société qui soutenait la condamnation à mort, la soi-disant "peste".  

Après avoir participé à plusieurs révoltes et guerres Tarrou a réalisé qu'il est devenu un pestiféré lui-même puisqu'il avait soutenu les condamnations des adversaires politiques. Selon lui la fin ne justifie jamais le recours à la violence. Dès alors il a adopté un rôle d'observateur pour éviter d`^etre de plus en plus coupable, pestiféré comme il le décrit. il essaie detrouver la paix intérieure, ce qui signifie pour lui aspirer à la sainteté. En effet la peste a transformé Tarrou, elle l'a incité à réfléchir et à lutter contre la peste, à redevenir un homme actif. D'ailleurs c'était lui qui avait l'idée de créer un service social pour décharger les médecins. Il savait que le travail dans les services pourrait être mortel. Mais il ne voulait plus accepter d'être coupable en restant les bras ballants. Par contre, il croyait qu'en étant actif il se distinguait un peu d'un pestiféré (p.146,"Cottard regardait....tout essayé."). Donc l'individualiste Tarrou s'est transformé en rebelle. D'autant plus sa mort nous semble curieuse et inutile . 

La peste est en train de se retirer, le nombre des morts baisse et on peut avoir de l'espoir. C'est dans ce temps - là qu'un soir Rieux retourne à la maison et trouve Tarrou malade. Il décide de le soigner chez lui. Avec sa mère il s'occupe de son ami. Fait étrange, Tarrou renonce à lutter de toutes ses forces contre sa maladie. Il pense que toute lutte sera en vain. Rieux et sa mère veillent à son lit pour soulager ainsi son agonie. Pour Tarrou la maladie est une punition ultimative d'être pestiféré lui-même. Et après deux jours d'agonie il meurt détourné des autres, de la vie, seul. Ce qui le distingue dans son agonie de Grand pourrait éclairer la question de savoir si Camus laisse mourir des caractères trop faibles. Tarrou accepte la maladie, la peste, il accepte l'agonie, il est trop las de se révolter. Il s'y ajoute le fait qu'il n'a plus d'amour, d'espoir. Pour lui, la vie paraît avoir perdu tout attrait. Il a goûté, savouré le moment de bonheur que l'amitié profonde avec Rieux lui avait apporté mais ce n'est pas une raison d'être qui l'incite à lutter contre la maladie ou qui l'épargne de la peste. Malgré l'évolution de Tarrou d'un observateur distant, ironique même en concitoyen responsable et combatif, en un homme qui prend l'initiative de combattre le fléau avec les autres, qui est solidaire et qui se consacre entièrement à ce combat, qui noue des liens amicaux avec Rieux, il reste vulnérable et est l'une des dernières victimes de la peste.  

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