La Peste d'Albert Camus
 
Einleitung
 
Inhalt
 
Schülerarbeiten
 
Des personnages modèles?
 
Le Docteur Rieux
 
Rieux et Rambert sur le Bonheur
 
Paneloux et Rieux après le second prêche
 
La Peste, un poème de 
R.Desnos (1944)
 
Aufgabenvorschläge und Antwortmöglichkeiten
 
La peste dans le roman
 
La peste, la lutte, la révolte contre le fléau
 
La peste, ce qu' elle apporte aux differents personnages du roman
 
 

 

 

Paneloux et Rieux après le second prêche
Rédigez un dialogue entre Paneloux et Rieux qui a lieu après le second prêche du prêtre. Au cours de ce dialogue Rieux reproche à Paneloux d'être peu cohérent. 

Rieux: Mon cher Paneloux, je viens d'écouter votre prêche, et sachez bien que je l'ai fait parce que vous y avez tellement tenu. D'autant plus j´étais surpris de vous voir hésiter, embrouillé dans votre discours.  

Paneloux: Ah docteur! Vous savez bien comment les derniers jours se sont passés à Oran. C'est le désespoir et la résignation qui ont pris le dessus. Depuis l'agonie interminable de l'enfant Othon il y a deuxjours...  

Rieux: C'est justement de cette victime innocente dont je voulais vous parler.Cette mort nous a touchés tous. Elle vous a profondément bouleversé, et il me paraît qu'elle a même ébranlé la structure des vos explications (Erklärungsgefüge) Avouez que vous ayez des doutes, cher prêtre! Comment pourriez-vous continuer à tenir à vos convictions religieuses dans une situation pareilles? Vous n'avez plus d'explications pour l'agonie de l'enfant innocent et vous en êtes bien conscient.  

Paneloux: Pardonnez-moi, Rieux. Je me souviens des maintes dicussions que nous avons engagées sur nos conceptions de la vie. Je le regrette sincèrement que nous n'arrivions pas à trouver un terrain d'entente (einen gemeinsmaneNenner finden) aussi petit qu'il soit. Tenez, mon cher docteur, notre engagement n'a -t-il pas le même but? Le salut de l'homme.  

Rieux: Mon cher Paneloux, je respecte vos tentatives inlassables de me tirer dans votre camp.Mais sachez que je lutte avant tout contre la mort, bien que cette lutte vous paraisse absurde, mais c'est ma raison d'être. C'est la santé de l'homme qui m'importe. Passons à un autre point.Ce qui m'a étonné dans votre prêche c'est le ton sur lequel vous vous êtes adressé à l'auditoire. Il était tellement réfléchi et doux, cette fois-ci. Ce fait m'a rappelé le premier prêche plein de reproches aux Oranais que vous avez accusés coupables de leur misère. Avant vous paraissiez sûr de vous,et ce qui est le plus important, épargné du fléau.Ce n'étaient que les autres qui pourraient en être concernés.Maitenant vous avez changé de point de vue. Vous avez choisi l'identification avec nous. Chapeau, mon cher. 
Néanmoins permettez- moi cette question: n'avez-vous pas encore de doutes en Dieu?  

Paneloux: C'est si difficile à vous faire comprendre, vous qui ne voyez que le sort terrestre de l'homme.Quant à moi, c'est comme si j'étais dans une impasse. Il n'y a que deux choix à faire : soit que j'accepte tout ce qui se passe, sans tenter d'y chercher ni une raison ni un sens soit que je me détourne de Dieu. Il va de soi que je ne mets pas en question la volonté de Dieu, je suis son serviteur dévoué et fidèle.  

Rieux: Quelle attitude hypocrite, Paneloux. Avouez vos doutes, ayez le courage d' aller jusqu'au bout. Ne vous bouchez pas les yeux et ne refoulez pas vos doutes en faveur de votre soumission aveugle et humble à un Dieu dont vous ne comprenez plus les actes ou les punitions.  

Paneloux: Laissez-moi, Rieux. Ne me tourmentez pas davantage. Je n'ai qu'un choix à faire. Dans cette situation extrême il faut avoir quelque chose à quoi tenir. Il faut aussi que l'homme se rende compte que rien n'est donné. On lui demande sa soumission aveugle. L'amour de Dieu est un amour difficile. Néanmoins il faut accepter les souffrances tout en cherchant à apprendre ce qu'on peut y apprendre. J'admets que la volonté divine n'est pas toujours à expliquer, nous paraît de plus en plus incompréhensible, l'homme est demandé de s'en remettre à Dieu, de consentir au fléau car tout mal sert à nous élever. 
Rieux: Allez, si c'est vraiment votre conviction je renonce à mes tentatives de vous illuminer (aufklären). De toute façon je vous recommande d'être honnête 
avec vous -même, mon cher Paneloux et de ne plus continuer à vous faire d' illusions.(sich nichts mehr vormachen).
j ai une idee
 
ou est il?   Mon cher Paneloux, ne soyez pas si têtu. Reconnaissez donc que toute cette situation vous a embrouillé (verwirrt). Acceptez enfin vos doutes et réfléchissez sans bornes!