La Peste d'Albert Camus
 
Einleitung
 
Inhalt
 
Schülerarbeiten
 
Des personnages modèles?
 
Le Docteur Rieux
 
Rieux et Rambert sur le Bonheur
 
Paneloux et Rieux après le second prêche
 
La Peste, un poème de 
R.Desnos (1944)
 
Aufgabenvorschläge und Antwortmöglichkeiten
 
La peste dans le roman
 
La peste, la lutte, la révolte contre le fléau
 
La peste, ce qu' elle apporte aux differents personnages du roman
 
Schülerarbeit: Raymond Rambert
Imke Stark  

Dans son roman „La peste" Albert Camus présente les personnages les plus importants déjà dans les premiers deux chapitres sans que le lecteur en reçoive des portraits  complets à la fois. Un de ces personnages principaux est Raymond Rambert que je veux étudier un peu plus près dans cette rédaction tenant compte avant tout des aspects suivants:  

· Rambert, un homme réclamant le bonheur individuel 
·Rambert comme antagoniste du docteur Rieux 
·Rambert qui parcourt une évolution 
·Rambert, un personnage sympathique et proche du lecteur? 
·Rambert, son rôle dans le roman 
·Rambert, une des rares personnes qui survit. Pourquoi? 
 

Raymond Rambert est un journaliste parisien dans les 25, court de taille avec des    épaules épaisses qui lui donnent une expression vigoureuse et forte. Ila un visage décidé avec des yeux intelligents et clairs, porte des vêtements sportifs et semble à l`aise dans   la vie.  

Quand le livre aux pages 149 à 152 traite du rôle du bonheur c'est surtout l'exigence  résolue de Rambert qui frappe le lecteur. Affirmant que le bonheur individuel fait le bien public il réclame l'humanité et ne cesse pas de souligner que le bonheur individuel et l'amour comptent le plus d´après lui.  

Rambert vit le conflit du bonheur et de la solidarité. Il continue à poursuivre son but de rejoindre son amante, un but auquel il tient fortement, et bien qu'il profite de la quarantaine pour faire preuve de la solidarité et de l'amitié il est évident que son bonheur individuel lui importe avant tout. Rambert fait preuve de la faculté de se rapprocher de Rieux et Tarrou    et aussi de Grand.  

Sous cet angle Rambert se révèle assez vite comme un antagoniste du docteur Rieux car déjà aux pages 81 à 85 leurs conceptions divergentes se font voir.  

Dans l'extrait il s'agit de la visite de Rambert chez Rieux pendant laquelle le journaliste avance son désir de quitter la ville. Il se heurte au refus de Rieux avec l'aide duquel il espérait pouvoir réaliser son projet plus facilement. Rambert décrit sa situation en expliquant qu'il se trouve à Oran seulement par hasard dû à une mission de son journal  pour lequel il enquête sur les conditions de vie des Arabes. De plus, il dit qu'il s'y sent comme un étranger sans aucun rapport à la ville. Il va de soi qu´il continue à demander au docteur qu´il fasse un acte de l´humanité. Il réclame son droit d'être avec sa femme aimée qui se trouve en dehors d'Oran, en Europe.  

Pourtant, bien que Rieux puisse le comprendre il n'est pas prêt à permettre une exception. Il justifie cette décision en se référant à la loi qu'il faut respecter et au fait que Rambert  n'est pas le seul à être concerné par la fermeture de la ville et la séparation de son amour.  

A travers cette attitude du docteur on comprend qu'il donne la primauté au bien public tandis que Rambert est convaincu que c'est le bien individuel qui fait le bien public. Rieux peut comprendre son interlocuteur néanmoins il ne lui facilite pas la fuite clandestine. Il   est d'avis qu'il faut se soumettre à la quarantaine puisque la peste concerne tous, même ceux qui vivent par hasard à Oran pendant cette époque difficile.  

Pourtant, il faut mettre en évidence que ni l'un ni l'autre des deux hommes ne tiennent à  une conception fataliste ou non-réfléchie.  

Rieux exprime son hésitation et ses doutes aux pages 85 à 87 et comme le dénouement du roman le montre, Rambert parcourt une évolution remarquable qui vu son    comportement initial était vraiment imprévue. Pendant les premiers deux tiers du livre Rambert entreprend perpétuellement des tentatives de fuite souhaitant de toutes ses   forces échapper à la ville pour retrouver son amour. Pour lui la peste signifie   essentiellement la perte de l`amour et du bonheur, l'exil et la séparation de la femme  aimée. Dépourvu de toute hypocrisie Rambert explique franchement ses raisons pour la fuite sans embellir sa situation. Déjà avant son arrivée à Oran il a découvert que le seul remède contre la peur humaine soit l'amour et le bonheur qui y est lié. Donc, et il est fermement décidé de ne pas mourir pour une idée abstraite, une idéologie comme il l'a vécue dans la Guerre Civile d'Espagne. Avec cela il souligne que sa conception de la vie base sur les expériences et déceptions déjà vécues.  

Au fil de ses nombreuses tentatives de fuite Rambert se rend compte que lui qui connaît    la valeur du bonheur ne doit pas permettre que la peste domine la vie autour de lui. Malgré ses efforts obstinés il commence à être attaché à la ville jusqu'à ce qu'il reconnaisse à la  fin qu'on doit avoir honte d'être heureux tout seul dans la misère des autres. Pour cette raison Rambert se juge concerné par la peste comme tous les autres n'importe s'il est un Oranais ou non. Depuis ce moment-là quitter la ville pour réaliser son propre bonheur dans une telle situation extrême le gène. De plus il a honte d'avancer ses désirs puisqu'il a  appris que Rieux lui-même s'est condamné à l'exil et à vivre séparé de sa femme.  

Bref, ce sont le sentiment d'appartenance à la misère générale et la honte d`être tout seul dans son bonheur qui laissent Rambert prendre la décision d`offrir son aide aux formations sanitaires et qui déclenchent successivement sa transformation d'un égoïste en altruiste.  

Il faut tenir compte que cette évolution n'est pas un revirement d'opinion absolu. A la page 191 Rambert explique «Rien au monde ne vaut qu'on se détourne de ce qu'on aime et pourtant, moi aussi, je m'en détourne sans que je puisse savoir pourquoi», en d'autres termes, l'évolution de Rambert ne signifie pas l'abandon de ses conceptions de vie mais purement la faculté de tenir compte de l'ampleur sociale du fléau et de faire des sacrifices.  

Rambert a cessé de poursuivre l'idée du bonheur individuel, son soutien n'est qu'à considérer comme une étape passagère au bonheur. Il attend à ce qu'il puisse enfin rejoindre son amour. Entretemps il se consacre aux formations sanitaires sans jamais perdre de vue son but.  

Pourtant, il est vrai qu'il a changé d'attitude pendant sa vie d'exil. Il est devenu un homme altruiste sans savoir exactement expliquer pourquoi.  

A mon avis cette faculté de changer d'avis et de faire des sacrifices même si cela signifie l'ajournement de sa propre volonté rend Rambert très sympathique.  

Pendant tout le roman il n'arrête pas de souligner combien il tient à retrouver sa maitresse et à réaliser son bonheur individuel avec elle. Mais malgré ce désir ardent il est prêt à soutenir ses collègues aux formations sanitaires d`une façon altruiste.  

De plus, on pourrait dire que Rambert est un des personnages le plus proche au lecteur.    A première vue il pourrait apparaître égocentrique et sans égards aux autres, comme quelqu'un qui  et néglige leurs misères. Pourtant, dans une telle situation extrême comme celle à Oran chacun de nous se transformerait en égoïste ne voulant que sauver sa propre vie. En conséquence le lecteur commence à comprendre Rambert et arrive à s'identifier avec lui assez facilement car il n'est pas incrusté dans la nature humaine de supprimer   son propre bonheur.  

Plus que Rieux et Tarrou, Rambert incarne le sujet principal du livre, c'est-à-dire la souffrance provoquée par la peste en isolant et séparant tous ceux qui s'aiment. Que la séparation soit seulement transitoire comme en cas de Rambert ou qu'elle soit définitive comme pour le juge d'instruction monsieur Othan et son fils, la séparation détruit l'espoir et le bonheur, la foi dans l'avenir et la valeur de la vie humaine.  

Face à une telle situation difficile on pourrait considérer le rôle de Rambert comme le rôle d'une personne qui représente un idéal d'éducation. A mon avis Rambert pourrait servir de «guide» car il montre une possibilité comment se comporter dans une situation extrême. Son attitude et sa volonté sont basées sur des besoins humains, donc Rambert pourrait nous servir de modèle. Le lecteur pourrait apprendre la nécessité de tarder ses aspirations intimes au profit du bonheur collectif si la situation demande ce sacrifice.  

Reste à réfléchir pourquoi c'est exactement Rambert qui appartient aux gens survivant à la peste. Sous cet angle je le juge convenable de renvoyer à la recherche sociale qui a développé des idéals d'éducation distinguant cinq types principaux: le conventionaliste, le résigné, le réaliste, le matérialiste hédoniste et l`idéaliste. Tandis que le conventionaliste tient aux valeurs anciennes mettant au premier rang la fierté nationale et la religiosité le résigné se sent écrasé par le changement des critères de valeur. Le matérialiste hédoniste se donne de la peine pour vivre conforme à la société de consommation tandis que l'idéaliste tient à se réaliser pleinement. Le réaliste est le type favori pour l`idéal d`éducation car grâce à ses qualités comme par exemple la conscience de soi-même, la rationalité la sociabilité et sontalent communicatif c'est un type sachant bien se débrouiller dans une société individualiste.  

De plus, le réaliste allie des aspects différents concernant la manière de vivre, et donc est rationaliste, hédoniste et idéaliste à la fois.  

Son estime des aspects conservateurs l'intègre dans la société, il s'efforce d'atteindre du succès ce qui lui donne du prestige et finalement son idéalisme s'exprime dans l' intérêt concernant le bonheur public. Tenant compte de ces informations Rambert se révèle  d'abord hédoniste en réclamant son propre bonheur individuel qui pour lui consiste dans l'amour.  

Pourtant, en examinant son caractère de plus près on constate que Rambert n'est pas seulement hédoniste mais aussi réaliste.  

C'est un personnage très complexe qui d'un côté réclame résolument son bonheur  individuel et l'amour, qui de l'autre côté intervient aussi pour le bonheur public en soutenant les formations sanitaires, et qui en même temps s'efforce d'atteindre du prestige en enquêtant pour un grand journal parisien, mais qui sait aussi se faire des amis grâce à sa solidarité avec les pestiférés.  

Tous ces talents laissent Rambert maîtriser les conditions de vie les plus différentes car il est un personnage flexible qui ne se résigne pas rapidement à son sort.  

A mon avis Rambert reconnaît sa responsabilité, il se rend compte que lui qui connaît la valeur du bonheur ne doit pas permettre que la peste domine la vie quotidienne ce qui l´a incité à prendre part à la lutte des autres. Rambert a fait l'expérience que l'héroïsme est mortel et que même la meilleure des idéologies ne peut le justifier. Il se sent responsable d'éviter que la peste demande de plus en plus de victimes, donc il soutient le combat contre le fléau.  

Le fait que Rambert est prêt à faire des sacrifices en reléguant ses désirs personnels au second plan témoigne d`une force de caractère énorme.  

De plus, il a un but concret dans sa vie, c'est-à-dire de réaliser son bonheur et l'amour. Certainement ce but le stimule aussi à lutter et à ne pas permettre que le fléau le vainque. En somme la raison pour laquelle Rambert survit à la peste peut résider dans sa force de caractère qui s'exprime aussi dans la citation «un homme allant droit au but» (p. 18). Bien sûr il a eu beaucoup de chance car comme tous les autres, Rambert était aussi à la merci du risque de contagion.  

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