Un week-end raté ?
Samedi matin à 8h30 je me suis levé.
Toute la famille était déjà affairée. On emballait
un tas de choses,
comme d'habitude. C'est fois-ci on voulait se mettre en route pour les
Pays Bas ( la destination précise
était Leidespleine, Amsterdam). On devait encore une visite à
rendre à ma tante, celle de mon père qui
avait épousé un certain Elmar. Alors, on a rapidement déjeuné
pour ne pas perdre trop de temps. Puis,
on est partis. On était entassés à plusieurs en arrière
et à cause de l'excitation générale - la tante avait
un
nouveau-né de quatre semaines, le petit Michel - on était
vite en sueur. Premier arrêt après quatre heures
de route. C'était à la frontière, tout près
de Groningen. On est tous descendus pour nous dégourdir
les jambes et pour faire le plein. A ce moment on a remarqué qu'il
nous manquait un cadeau pour le bébé.
Mon père, gentil comme tout, s'en est chargé. Il était
à la caisse en train de sortir sa monnaie lorsque trois
hommes se sont mis devant lui et lui ont ordonné de les suivre.
Mon père ne comprenant rien à ce film-là
s'est retourné pour chercher quelqu'un qui pourrait l'aider quand
son regard s'est arrêté sur une affiche
montrant les visages des terroristes bien connus, parmi eux celui de Thomas
Drach qui lui ressemblait
énormément.Il y avait des moments où les amis avaient
fait des blagues en l'appelant ainsi. Ils disaient
qu'il pouvait passer pour son double. Les trois hommes uniformés
le poussaient dans leur voiture de
police civile et l'ont emmené. Il n'avait même pas la chance
de déclarer son identité. Tout paraissait si
évident aux gendarmes.Ce n'était qu'après le week-end
passé que notre père nous a rejoints.
Tard dans la nuit nous sommes rentrés, énervés et
fatigués. Mais une chose m'intriguait pourtant:
papa semblait être de bonne humeur malgré cette arrestation
absurde.
En rétrospective:
Mon Dieu, j'ai haï ce week-end. Il était horrible.
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